Archives pour la catégorie «Apple»

Migration de la liste PowerBook-fr

Depuis sept ans déjà, j’anime la liste PowerBook-fr gérée sur Yahoo!Groups.

Mais depuis quelques temps, la liste de Yahoo! est polluée par des spammeurs, et souffre de bugs inquiétants. La décision a donc été prise de la migrer vers les serveurs de Google, et de changer au passage son nom : elle devient Mac-Mobile-fr.

Pourquoi Mac-Mobile ? Parce que je ne souhaitais pas limiter la nouvelle liste aux seuls PowerBook, mais je ne souhaitais pas non plus trop la marque comme “MacBook”. Ce nouveau nom permettra d’assurer un champ de discussions plus vaste, en y intégrant également iPhone et iPod.

L’adresse de la nouvelle liste est http://groups.google.fr/group/Mobile-Mac-fr. Vous pouvez poster sur Mobile-Mac-frAROBASEgooglegroups.com après vous être ré-abonné.

Ré-abonné ?

Et oui, il va falloir vous ré-abonner manuellement : cela sera l’occasion de repartir sur une base un peu plus propre et de faire le tri sur les centaines de lecteurs qui ont oublié de se désabonner depuis.

Je vous invite donc à vous connecter dès maintenant sur http://groups.google.fr/group/Mobile-Mac-fr pour vous abonner, afin que le niveau d’activité de cette liste puisse repartir de plus belle :-)

BootCamp expire bientôt, ah ben quelle surprise

Aujourd’hui, tout le monde se souvient que, tiens, Boot Camp va bientôt expirer. À partir du moment où Leopard sera disponible, le ciel va donc nous tomber sur la tête.

Quelle surprise, c’est vrai, on ne nous l’avait jamais dit, c’est incroyable, quoi, la beta va expirer, et on ne pourra plus utiliser Boot Camp, on ne pourra plus démarrer sous Windows ! Si ça se trouve, la date de sortie de Leopard est même codée dans Boot Camp ! Apple nous traque, nous arnaque, c’est pire que Microsoft ! C’est intolérable !

Mais comme d’hab, il y a les faits, et ceux-ci ont parfois la vie dure.

Ouvrons le fichier “À lire avant d’installer” de l’installeur de Boot Camp :

AVIS    Boot Camp Bêta 1.4 est un logiciel de démonstration fourni sous licence à titre d’essai pour une période limitée. N’utilisez Boot Camp Bêta ni dans un environnement d’exploitation commerciale, ni avec des données importantes. Il est recommandé d’effectuer une copie de sauvegarde de toutes vos données avant d’installer ce logiciel et de réaliser des sauvegardes régulières tout au long de son utilisation. Vos droits d’utilisation de Boot Camp Bêta sont soumis à l’acceptation des termes du contrat de licence de logiciel fourni avec ce logiciel.

C’est un bon début.

Maintenant, ouvrons la documentation :

AVERTISSEMENT :
Boot Camp Bêta est une préversion de logiciel, soumise à licence et distribuée à des fins d’essai pour une durée limitée. N’utilisez pas Boot Camp Bêta dans un environnement d’exploitation commerciale ou pour interagir avec des données importantes. Vous devez sauvegarder toutes vos données avant d’installer ce logiciel et les sauvegarder régulièrement tout au long de son utilisation. Vos droits à l’utilisation de Boot Camp Bêta sont soumis à l’acceptation des termes du contrat de licence accompagnant ledit logiciel.

Donc, on sait depuis le début que Boot Camp est disponible en version limitée dans le temps : il ne s’agit pas d’un produit offert en cadeau avec chaque Mac. Ce qui est offert, c’est la possibilité de le tester, comme l’indique le mot beta.

Boot Camp a donc été un “cadeau” offert aux utilisateurs durant un an et demi. Mais plus encore que la possibilité de tester les bugs du logiciel, cette période de test vous aura permis de jauger son intérêt réel pour vous. Réfléchissons : si Boot Camp a vraiment révolutionné votre utilisation du Mac, alors, il n’est pas interdit de penser que les 129$ (on a pas encore le tarif en euros, mais on peut supposer que ça en sera proche) de Leopard ne seront finalement pas si importants si on considère l’économie effectuée sur l’achat d’un vrai PC. En revanche, si vous avez trouvé qu’au final, ça ne vous a pas apporté grand chose, l’expiration de Boot Camp ne vous fera sûrement pas si mal que ça. Cas concret : je n’utilise pas Boot Camp, car j’ai besoin de travailler dans Mac OS X plus que dans Windows, et les solutions de virtualisation sont meilleures pour moi.

Autre point important : on ne sait pas encore dans quelles limites Boot Camp ne fonctionnera plus à la sortie de Leopard. Mais je pense que quand Apple dit “Boot Camp ne fonctionnera plus à partir de la sortie de Leopard”, il faut plutôt lire : “L’assistant Boot Camp ne sera plus utilisable à partir de Leopard, MAIS vous pourrez toujours démarrer sous Windows si nécessaire”. Cela semblerait être un compromis acceptable si vous en acceptez la conséquence : si vous devez réinstaller entièrement votre Mac, vous devrez passer sous Leopard au préalable.” Ça semblerait être un bon compromis (même si je n’ai aucune preuve de ce que j’avance, c’est juste une supposition).

Là où c’est plus gênant, c’est si on vous a vendu un Mac en vous disant “mais oui, vous pouvez faire tourner Windows dessus !” sans qu’on vous ait averti des conséquences liées à l’utilisation de Boot Camp. Là, il faut se retourner contre le vendeur, pas contre Apple, qui n’a fait aucune promesse sur Boot Camp. D’ailleurs, si ce dernier n’est pas installé par défaut sur les Mac depuis un an et demi et oblige à aller le télécharger sur le site d’Apple, il y a sûrement une bonne raison non ?

Mais c’est comme ça : même si Apple a mis tous les garde-fous possibles, même si les conditions d’utilisation de Boot Camp sont bien indiquées dès le départ, il y aura encore des gens pour estimer qu’Apple les a “floués”. Même si elle ne fait, au final, que vendre une technologie qui leur simplifie une fois de plus énormément la vie, et au final leur génère des économies substantielles en évitant l’achat d’un PC ET d’un Mac, et en faisant tourner Windows mieux que sur un vrai PC (c’est pas moi qui le dit, mais j’ai vécu assez d’expériences similaires). Tout en ayant laissé largement le temps de voir si cette technologie était faite pour eux ou non.

Pour 129$, la possibilité d’utiliser Windows de façon propre, et en bonus un système tout neuf. Au final, je ne trouve pas que ça soit si cher payé. Si ?

Apple Expo, c’est fini… ah non, ça commence juste

Bon, ben je suis passé ce matin sur AE, et je n’ai qu’une seule expression qui me vienne à l’esprit :

Foutage de gueule.

Pas de présentation d’iPhone, pas d’iPod Touch (EDIT : ah si, il y en a deux en expo, mais je les ai raté… bah tant pis), pas de présentation de Leopard, Leopard Server j’en parle même pas, pas de stand pro avec un seul XServe ou XServe RAID en présentation, donc grosso modo : rien que du iLife et du iWork, sur du iMac G4 ou du MacBook ou MB Pro. Si vous êtes venu à Paris voir les nouveautés, il fallait passer à côté, chez Microsoft où on pouvait voir les présentations d’Office 2008 en français (enfin, en quebécois). Et évidemment, chez les développeurs tierce, qui ont parfois meilleur goût qu’Apple.

Ah, et puis, interdiction de prendre des photos du stand Apple, hein. Ben pourquoi, ils ont peur qu’on se foute de leur tronche, avec ce stand qui fout la honte tellement il est petit ?

Et puis, le souci d’Apple Expo, c’est que finalement… on connait d’avance la musique. Leopard ? Toutes les infos sont sur le Web, et les plus malins (ou les plus malhonnêtes) non développeurs ou AppleSeed ont déjà installé les dernières betas . L’iPhone ? On le trouve en version desimlockée un peu partout (mais attention, pas compatible tout le temps avec SFR).

Par contre, si vous avez besoin d’iPod ou d’accessoires, pas de souci, vous êtes le bienvenu. J’ai particulièrement (mal) noté la présence de Logitech, qui présentait deux souris sur l’ensemble de sa gamme, absolumenti inutilisables sur le revêtement blanc de leurs tables… les trois quart du stand étant consacrés aux enceintes pour iPod. Ah, et puis, c’est confirmé, l’automobile est désormais le premier accessoire de l’iPod.

Mais vraiment, pour le reste… Ce n’est pas tant que je sois déçu par le contenu proposé par Apple (à vrai dire je m’y attendais un peu), mais je suis déçu par ce manque de respect du client… et de saisie de l’opportunité. Car après tout, ça ne coutait *rien* à Apple de commencer à présenter un peu Leopard à quelques semaines de sa sortie. Ni même de commencer à présenter l’iPhone. Ou d’annoncer sa date de disponibilité officielle en France. Ça aurait juste contribué à entretenir le buzz, rien de plus.

N’empêche, quand je vois ça, je ne regrette pas d’être un looser rejeté par Apple.

Apple Expo, c’est fini… ah non, ça commence juste

Bon, ben je suis passé ce matin sur AE, et je n’ai qu’une seule expression qui me vienne à l’esprit :

Foutage de gueule.

Pas de présentation d’iPhone, pas d’iPod Touch (EDIT : ah si, il y en a deux en expo, mais je les ai raté… bah tant pis), pas de présentation de Leopard, Leopard Server j’en parle même pas, pas de stand pro avec un seul XServe ou XServe RAID en présentation, donc grosso modo : rien que du iLife et du iWork, sur du iMac G4 ou du MacBook ou MB Pro. Si vous êtes venu à Paris voir les nouveautés, il fallait passer à côté, chez Microsoft où on pouvait voir les présentations d’Office 2008 en français (enfin, en quebécois). Et évidemment, chez les développeurs tierce, qui ont parfois meilleur goût qu’Apple.

Ah, et puis, interdiction de prendre des photos du stand Apple, hein. Ben pourquoi, ils ont peur qu’on se foute de leur tronche, avec ce stand qui fout la honte tellement il est petit ?

Et puis, le souci d’Apple Expo, c’est que finalement… on connait d’avance la musique. Leopard ? Toutes les infos sont sur le Web, et les plus malins (ou les plus malhonnêtes) non développeurs ou AppleSeed ont déjà installé les dernières betas . L’iPhone ? On le trouve en version desimlockée un peu partout (mais attention, pas compatible tout le temps avec SFR).

Par contre, si vous avez besoin d’iPod ou d’accessoires, pas de souci, vous êtes le bienvenu. J’ai particulièrement (mal) noté la présence de Logitech, qui présentait deux souris sur l’ensemble de sa gamme, absolumenti inutilisables sur le revêtement blanc de leurs tables… les trois quart du stand étant consacrés aux enceintes pour iPod. Ah, et puis, c’est confirmé, l’automobile est désormais le premier accessoire de l’iPod.

Mais vraiment, pour le reste… Ce n’est pas tant que je sois déçu par le contenu proposé par Apple (à vrai dire je m’y attendais un peu), mais je suis déçu par ce manque de respect du client… et de saisie de l’opportunité. Car après tout, ça ne coutait *rien* à Apple de commencer à présenter un peu Leopard à quelques semaines de sa sortie. Ni même de commencer à présenter l’iPhone. Ou d’annoncer sa date de disponibilité officielle en France. Ça aurait juste contribué à entretenir le buzz, rien de plus.

N’empêche, quand je vois ça, je ne regrette pas d’être un looser rejeté par Apple.

MB soutient Forbes, qui s’en prend à Steve Jobs

Tiens, la petite polémique du matin est arrivée, grâce à une niouze de Lionel qui, citant Forbes, déclare que l’Apple TV est un iFlop.

Allez, commentons, parce que là, il y a à dire. Et autant sur Forbes que sur MacBidouille.

Je vais d’abord revenir sur l’article original de Forbes. Car contrairement à ce que dit Lionel, il est tout, sauf argumenté. C’est même assez pitoyable, en fait, de la part d’un journal soi-disant sérieux.

Commençons par le début : les chiffres. 250 000 unités vendues : c’est donc un flop. Mais flop par rapport à quoi ? Par rapport aux ventes de quels produits ? Et surtout, par rapport à quels objectifs annoncés par Apple ? Facile : il n’y en a jamais eu aucun. Steve Jobs l’a toujours dit : l’AppleTV est un hobby, et contrairement à ce que dit Lionel, ce n’est pas une nouvelle stratégie suite aux méventes du produit : c’est ce qui était annoncé par Jobs dès le début. Apple n’a jamais considéré qu’il s’agissait d’un produit aux ventes critiques : éventuellement, un “quatrième pied” pour Apple, mais les trois premiers ont clairement été cités comme le Mac, l’iPod et l’iPhone. Donc, dire que le produit est un flop, alors qu’on ne sait même pas ce qu’Apple pensait en vendre, c’est juste ridicule. Mais bon, ce n’est pas la première fois qu’un analyste dit n’importe quoi, sans étayer ses propos.

Ensuite, l’origine du chiffre. D’où vient-il ? Mystère, aucune source claire n’étant indiquée. Mais c’est bien moins bon que l’iPhone, donc les ventes sont mauvaises. C’est amusant : moi j’aurais plutôt comparé les ventes de l’AppleTV à un produit similaire, genre un système de diffusion de vidéo en ligne concurrent, mais pas au téléphone d’un autre concurrent. Est-ce qu’on compare les ventes des souris Microsoft pour dire si les ventes de XBox sont mauvaises ? Bien sûr que non, mais curieusement, dans le cas d’Apple, on peut se permettre de faire du bruit avec du vent.

Ce sont les mêmes gens qui estimaient qu’en juin, Apple espérait vendre 1 million d’iPhones en un week-end et qui étaient surprises de voir qu’il n’y en avait *que* 270 000 en deux jours (plus exactement, en 30h), alors que le seul objectif annoncé était “10 millions fin 2008″. Ou encore, toujours pour l’iPhone, qu’il était impossible pour Apple d’atteindre justement cet objectif puisqu’il ne s’était vendu qu’un million d’iPhones en 3 mois… tout en oubliant au passage que le produit n’est pas encore vendu en dehors des USA, ou que les ventes peuvent s’accélérer sur la période de vie d’un produit (c’est ce qui s’est produit, au hasard, pour l’iPod).

Autre argument massue de Forbes : “Apple n’a pas donné les chiffres de vente de l’AppleTV, DONC ils sont mauvais”. Ils ont juste oublié deux petits détails : Apple ne donne jamais les ventes par catégorie de produit durant ses résultats financiers, et les ventes de l’AppleTV sont comptées par Apple comme un abonnement, donc à comptabiliser sur une période plus longue.

Ce qui est assez rigolo, c’est que l’AppleTV est comparé à différents concurrents, dont *aucun* n’offre réellement d’avantage au consommateur (DRM ultra-poussées entre autres),

“Apple a raté le coche de la vidéo en ligne et de YouTube, et aurait du le proposer dès le départ”. Mouais. Sauf que c’est oublier quelques détails techniques pas forcément très agréables : la compression imposée par YouTube rend les vidéos absolument dégueulasses à regarder sur la télé, et l’utilisation d’un lecteur basé sur Flash rend l’objet bien plus compliqué à utiliser avec une télécommande comme l’Apple Remote, car, voyez-vous, les contrôles en Flash n’ont rien de commun à ceux de Mac OS X, et qu’en plus, Flash est un monstre consommateur de CPU (il suffit d’ouvrir deux ou trois pages en Flash avec Safari pour s’en rendre compte) et particulièrement plantogène (les crashs de Flash sont légion). Pour un produit grand public, cela aurait particulièrement compliqué les choses.

Encore un point étonnant : Forbes compare l’AppleTV à d’autres produits, comme TiVo (qui a pourtant démarré il y a bien plus longtemps qu’AppleTV…), ou la XBox360. Des produits qui se sont vendus certes par millions, mais qui ont en commun d’être particulièrement déficitaires. Disons que dans le cas de la XBox360, si elle avait été vendue par une autre boite que Microsoft (soutenue par la pompe à fric que représentent les ventes d’Office et Windows), la société aurait été en banqueroute depuis longtemps. Quand au succès des ventes de TiVo, il ne masque pas des pertes importantes… référencées par Forbes itself. Plus de 70M de $ de pertes en 5 trimestres, ça c’est un succès… Mieux vaut donc vendre un produit à perte, que vendre moins mais à profit, même faible : c’est ce qu’il semble ressortir de la non-analyse de Forbes.

(Détail amusant : dans l’article, l’AppleTV est référencé quatre fois comme iTV, ce qui a toujours été son nom de code avant d’être officiellement nommé AppleTV. À croire que l’article a été écrit il y a presque un an…)

Bref : l’article de Forbes est rempli de mauvaise foi, n’est absolument pas factuel, et veut faire croire que la tête d’Apple est sous l’eau, alors que les autres gisent déjà au fond de la rivière.

Maintenant, j’aurais jamais jeté un oeil sur cet article de Forbes si Macbidouille n’en avait pas parlé. J’avais déjà noté le manque d’esprit critique de Lionel lors de sa précédente actu sur les ventes de l’AppleTV, je vois que ça ne change pas. Reprenons…

“Forbes a depuis un moment la dent très dure face à Apple et à Steve Jobs, n’hésitant pas à fustiger aussi bien la société que son emblématique dirigeant.”

Donc, ils ont une dent contre Apple, et on va devoir s’attendre à un article non-engagé, parfaitement neutre ? Hmmmmmm…

“Cette fois-ci, ils s’en prennent à l’Apple TV qu’ils appellent iFlop. Le chapeau de l’article, “Steve Jobs a essayé de concevoir — et de diriger — le futur de la télévision. Voici comment il a échoué.”

Ah oui, c’est logique. Apple a d’ailleurs poussé à mort l’AppleTV, a mis des pubs partout pour le vendre, a placardé sa photo sur l’Arc de Triomphe, a déterminé que c’était LE produit de l’année qui allait se vendre à la pelle, et après quatre mois de mise en vente, n’a pas réussi à faire en sorte que le monde entier utilise un AppleTV. Donc, c’est un échec. Vraiment imparable.

Rappel : il a fallu trois trimestres à l’iPod pour atteindre les 250 000 unités vendues. On connait le flop qu’ils ont ensuite fait.

“L’argumentaire reste censé et construit, comme on peut l’attendre de Forbes.”

Voir plus haut pour le côté construit et censé. J’ai vu des articles de Voici mieux argumentés.

“L’Apple TV n’a pas été le succès escompté par Apple, et est passé d’un magnifique produit à un hobby.”

Il faut savoir faire la différence entre le discours marketing et la réalité économique. Or, ici, on veut tout mettre dans le même panier. L’AppleTV EST un hobby pour Apple car cela ne représente pas un produit critique pour l’avenir. MAIS c’est un magnifique produit, car on veut le vendre quand même. C’est un magnifique produit : s’il se vend, tant mieux, s’il ne se vend pas *énormément*, ce n’est pas critique. On ne parle pas de la PS3, là. Et j’imagine mal Jobs monter sur scène en disant “voici notre nouveau produit, il est pourri, ne l’achetez pas, de toute façon c’est un hobby”.

“Forbes semble surtout en vouloir à Apple de ne pas avoir voulu répondre à leur question sur le sujet.”

Bon, alors, faut se mettre d’accord : soit l’article est sensé et s’appuie sur des faits réels, auquel cas il n’y a pas besoin de justifier son existence, soit Forbes a une dent contre Apple et on le sait, ce qui permet de mettre en doute automatiquement l’argumentation et d’en voir les failles.

“Dans les faits, l’Apple TV est un produit très sympa, mais qui manque cruellement de vie propre. Il ne tiendrait qu’à Apple de le rendre plus attrayant en lui donnant par exemple la capacité d’acheter de la musique de manière autonome ou de devenir tout simplement un ordinateur “de télévision” avec un clavier et une souris.”

Marrant, j’ai ça depuis quelques mois sur ma télé, et ça marche parfaitement : ça s’appelle un Mac mini. Si si, je vous assure. Alors, certes, c’est moins plug’n'play, et un peu plus cher, mais ça marche nickel, et c’est BEAUCOUP plus agréable à utiliser que bien des solutions d’enregistrement numérique (j’ai testé les platines Kiss, plus jamais ça !).

Plus sérieusement, l’AppleTV n’a pas pour vocation d’être un ordinateur individuel. C’est un complément de l’ordinateur, comme les Windows Media Extender dont la XBox 360 est le représentant le plus courant. Le but est de faire entrer iTunes dans le salon, mais pas de remplacer la vente du Mac.

“Il manque aussi bien entendu des contenus à acheter, et la situation va encore se dégrader avec le retrait de NBC.”

C’est vrai : nous allons regretter énormément que NBC veuille nous fourguer des lots de 3 épisodes, avec 2 épisodes d’une série pourrie pour un épisode d’une série valable. Car si Apple a refusé, c’était surtout à cause de ce “détail”. Apple est trop cruelle de penser au bien-être du consommateur au lieu de laisser les majors décider de nous vendre le divertissement en paquets.

Ou alors, peut-être que NBC va revenir en rampant en se rendant compte que finalement, la vente en ligne avec Amazon, ben ça marche pas si bien que ça, parce qu’une fois de plus leurs conditions seront trop restrictives. Bon, de toute façon, on ne le saura jamais, puisqu’une fois de plus, les DRM utilisées seront sûrement basées sur WMP, donc, ça sera mort pour les Mac.

Tiens, au passage, pourquoi à votre avis iTunes s’est imposé sur le marché ? Parce que c’était le système de vente de morceau en ligne le plus souple pour le consommateur. Les majors ont laissé Apple faire en se disant “bah si ça se casse la gueule, c’est pas grave, ça touchera que les Mac et Apple”, elles ont vu au final que ah ben mince alors, ça marche super fort, et au final, quelle est la réaction ? “Il faut augmenter les tarifs, POGNON POGNON POGNOOOOOOOOOON !”.

Voilà comment on peut redonner de l’attrait à BitTorrent.

“Mais peut-être que la mise en place de location de films (en 720p ce serait mieux) va relancer l’intérêt vacillant de ce produit.”

Si ce point est tout à fait valide, c’est aussi oublier que l’AppleTV se situe sur un marché particulièrement occupé, et encore plus spécifique en France, à cause de la concurrence des offres Triple Play. Donc, forcément, il est plus dur de se battre. Et comme Apple doit ménager le consommateur ET les majors, mettre en place des partenariats s’avère beaucoup, beaucoup plus compliqué. Et ça se complique encore avec les séries télé et le cinéma, avec la régionalisation, etc. Alors, oui, peut-être que ça facilitera les choses aux US, mais en France, j’ai un doute. Je sais, Lionel parlait pas de la France, mais j’extrapole.

Heureusement que l’information est bien diffusée grace à Forbes. Malheureusement, dommage que MB oublie son sens critique, juste parce qu’il y marqué “forbes.com” dans l’URL.

MB soutient Forbes, qui s’en prend à Steve Jobs

Tiens, la petite polémique du matin est arrivée, grâce à une niouze de Lionel qui, citant Forbes, déclare que l’Apple TV est un iFlop.

Allez, commentons, parce que là, il y a à dire. Et autant sur Forbes que sur MacBidouille.

Je vais d’abord revenir sur l’article original de Forbes. Car contrairement à ce que dit Lionel, il est tout, sauf argumenté. C’est même assez pitoyable, en fait, de la part d’un journal soi-disant sérieux.

Commençons par le début : les chiffres. 250 000 unités vendues : c’est donc un flop. Mais flop par rapport à quoi ? Par rapport aux ventes de quels produits ? Et surtout, par rapport à quels objectifs annoncés par Apple ? Facile : il n’y en a jamais eu aucun. Steve Jobs l’a toujours dit : l’AppleTV est un hobby, et contrairement à ce que dit Lionel, ce n’est pas une nouvelle stratégie suite aux méventes du produit : c’est ce qui était annoncé par Jobs dès le début. Apple n’a jamais considéré qu’il s’agissait d’un produit aux ventes critiques : éventuellement, un “quatrième pied” pour Apple, mais les trois premiers ont clairement été cités comme le Mac, l’iPod et l’iPhone. Donc, dire que le produit est un flop, alors qu’on ne sait même pas ce qu’Apple pensait en vendre, c’est juste ridicule. Mais bon, ce n’est pas la première fois qu’un analyste dit n’importe quoi, sans étayer ses propos.

Ensuite, l’origine du chiffre. D’où vient-il ? Mystère, aucune source claire n’étant indiquée. Mais c’est bien moins bon que l’iPhone, donc les ventes sont mauvaises. C’est amusant : moi j’aurais plutôt comparé les ventes de l’AppleTV à un produit similaire, genre un système de diffusion de vidéo en ligne concurrent, mais pas au téléphone d’un autre concurrent. Est-ce qu’on compare les ventes des souris Microsoft pour dire si les ventes de XBox sont mauvaises ? Bien sûr que non, mais curieusement, dans le cas d’Apple, on peut se permettre de faire du bruit avec du vent.

Ce sont les mêmes gens qui estimaient qu’en juin, Apple espérait vendre 1 million d’iPhones en un week-end et qui étaient surprises de voir qu’il n’y en avait *que* 270 000 en deux jours (plus exactement, en 30h), alors que le seul objectif annoncé était “10 millions fin 2008″. Ou encore, toujours pour l’iPhone, qu’il était impossible pour Apple d’atteindre justement cet objectif puisqu’il ne s’était vendu qu’un million d’iPhones en 3 mois… tout en oubliant au passage que le produit n’est pas encore vendu en dehors des USA, ou que les ventes peuvent s’accélérer sur la période de vie d’un produit (c’est ce qui s’est produit, au hasard, pour l’iPod).

Autre argument massue de Forbes : “Apple n’a pas donné les chiffres de vente de l’AppleTV, DONC ils sont mauvais”. Ils ont juste oublié deux petits détails : Apple ne donne jamais les ventes par catégorie de produit durant ses résultats financiers, et les ventes de l’AppleTV sont comptées par Apple comme un abonnement, donc à comptabiliser sur une période plus longue.

Ce qui est assez rigolo, c’est que l’AppleTV est comparé à différents concurrents, dont *aucun* n’offre réellement d’avantage au consommateur (DRM ultra-poussées entre autres),

“Apple a raté le coche de la vidéo en ligne et de YouTube, et aurait du le proposer dès le départ”. Mouais. Sauf que c’est oublier quelques détails techniques pas forcément très agréables : la compression imposée par YouTube rend les vidéos absolument dégueulasses à regarder sur la télé, et l’utilisation d’un lecteur basé sur Flash rend l’objet bien plus compliqué à utiliser avec une télécommande comme l’Apple Remote, car, voyez-vous, les contrôles en Flash n’ont rien de commun à ceux de Mac OS X, et qu’en plus, Flash est un monstre consommateur de CPU (il suffit d’ouvrir deux ou trois pages en Flash avec Safari pour s’en rendre compte) et particulièrement plantogène (les crashs de Flash sont légion). Pour un produit grand public, cela aurait particulièrement compliqué les choses.

Encore un point étonnant : Forbes compare l’AppleTV à d’autres produits, comme TiVo (qui a pourtant démarré il y a bien plus longtemps qu’AppleTV…), ou la XBox360. Des produits qui se sont vendus certes par millions, mais qui ont en commun d’être particulièrement déficitaires. Disons que dans le cas de la XBox360, si elle avait été vendue par une autre boite que Microsoft (soutenue par la pompe à fric que représentent les ventes d’Office et Windows), la société aurait été en banqueroute depuis longtemps. Quand au succès des ventes de TiVo, il ne masque pas des pertes importantes… référencées par Forbes itself. Plus de 70M de $ de pertes en 5 trimestres, ça c’est un succès… Mieux vaut donc vendre un produit à perte, que vendre moins mais à profit, même faible : c’est ce qu’il semble ressortir de la non-analyse de Forbes.

(Détail amusant : dans l’article, l’AppleTV est référencé quatre fois comme iTV, ce qui a toujours été son nom de code avant d’être officiellement nommé AppleTV. À croire que l’article a été écrit il y a presque un an…)

Bref : l’article de Forbes est rempli de mauvaise foi, n’est absolument pas factuel, et veut faire croire que la tête d’Apple est sous l’eau, alors que les autres gisent déjà au fond de la rivière.

Maintenant, j’aurais jamais jeté un oeil sur cet article de Forbes si Macbidouille n’en avait pas parlé. J’avais déjà noté le manque d’esprit critique de Lionel lors de sa précédente actu sur les ventes de l’AppleTV, je vois que ça ne change pas. Reprenons…

“Forbes a depuis un moment la dent très dure face à Apple et à Steve Jobs, n’hésitant pas à fustiger aussi bien la société que son emblématique dirigeant.”

Donc, ils ont une dent contre Apple, et on va devoir s’attendre à un article non-engagé, parfaitement neutre ? Hmmmmmm…

“Cette fois-ci, ils s’en prennent à l’Apple TV qu’ils appellent iFlop. Le chapeau de l’article, “Steve Jobs a essayé de concevoir — et de diriger — le futur de la télévision. Voici comment il a échoué.”

Ah oui, c’est logique. Apple a d’ailleurs poussé à mort l’AppleTV, a mis des pubs partout pour le vendre, a placardé sa photo sur l’Arc de Triomphe, a déterminé que c’était LE produit de l’année qui allait se vendre à la pelle, et après quatre mois de mise en vente, n’a pas réussi à faire en sorte que le monde entier utilise un AppleTV. Donc, c’est un échec. Vraiment imparable.

Rappel : il a fallu trois trimestres à l’iPod pour atteindre les 250 000 unités vendues. On connait le flop qu’ils ont ensuite fait.

“L’argumentaire reste censé et construit, comme on peut l’attendre de Forbes.”

Voir plus haut pour le côté construit et censé. J’ai vu des articles de Voici mieux argumentés.

“L’Apple TV n’a pas été le succès escompté par Apple, et est passé d’un magnifique produit à un hobby.”

Il faut savoir faire la différence entre le discours marketing et la réalité économique. Or, ici, on veut tout mettre dans le même panier. L’AppleTV EST un hobby pour Apple car cela ne représente pas un produit critique pour l’avenir. MAIS c’est un magnifique produit, car on veut le vendre quand même. C’est un magnifique produit : s’il se vend, tant mieux, s’il ne se vend pas *énormément*, ce n’est pas critique. On ne parle pas de la PS3, là. Et j’imagine mal Jobs monter sur scène en disant “voici notre nouveau produit, il est pourri, ne l’achetez pas, de toute façon c’est un hobby”.

“Forbes semble surtout en vouloir à Apple de ne pas avoir voulu répondre à leur question sur le sujet.”

Bon, alors, faut se mettre d’accord : soit l’article est sensé et s’appuie sur des faits réels, auquel cas il n’y a pas besoin de justifier son existence, soit Forbes a une dent contre Apple et on le sait, ce qui permet de mettre en doute automatiquement l’argumentation et d’en voir les failles.

“Dans les faits, l’Apple TV est un produit très sympa, mais qui manque cruellement de vie propre. Il ne tiendrait qu’à Apple de le rendre plus attrayant en lui donnant par exemple la capacité d’acheter de la musique de manière autonome ou de devenir tout simplement un ordinateur “de télévision” avec un clavier et une souris.”

Marrant, j’ai ça depuis quelques mois sur ma télé, et ça marche parfaitement : ça s’appelle un Mac mini. Si si, je vous assure. Alors, certes, c’est moins plug’n'play, et un peu plus cher, mais ça marche nickel, et c’est BEAUCOUP plus agréable à utiliser que bien des solutions d’enregistrement numérique (j’ai testé les platines Kiss, plus jamais ça !).

Plus sérieusement, l’AppleTV n’a pas pour vocation d’être un ordinateur individuel. C’est un complément de l’ordinateur, comme les Windows Media Extender dont la XBox 360 est le représentant le plus courant. Le but est de faire entrer iTunes dans le salon, mais pas de remplacer la vente du Mac.

“Il manque aussi bien entendu des contenus à acheter, et la situation va encore se dégrader avec le retrait de NBC.”

C’est vrai : nous allons regretter énormément que NBC veuille nous fourguer des lots de 3 épisodes, avec 2 épisodes d’une série pourrie pour un épisode d’une série valable. Car si Apple a refusé, c’était surtout à cause de ce “détail”. Apple est trop cruelle de penser au bien-être du consommateur au lieu de laisser les majors décider de nous vendre le divertissement en paquets.

Ou alors, peut-être que NBC va revenir en rampant en se rendant compte que finalement, la vente en ligne avec Amazon, ben ça marche pas si bien que ça, parce qu’une fois de plus leurs conditions seront trop restrictives. Bon, de toute façon, on ne le saura jamais, puisqu’une fois de plus, les DRM utilisées seront sûrement basées sur WMP, donc, ça sera mort pour les Mac.

Tiens, au passage, pourquoi à votre avis iTunes s’est imposé sur le marché ? Parce que c’était le système de vente de morceau en ligne le plus souple pour le consommateur. Les majors ont laissé Apple faire en se disant “bah si ça se casse la gueule, c’est pas grave, ça touchera que les Mac et Apple”, elles ont vu au final que ah ben mince alors, ça marche super fort, et au final, quelle est la réaction ? “Il faut augmenter les tarifs, POGNON POGNON POGNOOOOOOOOOON !”.

Voilà comment on peut redonner de l’attrait à BitTorrent.

“Mais peut-être que la mise en place de location de films (en 720p ce serait mieux) va relancer l’intérêt vacillant de ce produit.”

Si ce point est tout à fait valide, c’est aussi oublier que l’AppleTV se situe sur un marché particulièrement occupé, et encore plus spécifique en France, à cause de la concurrence des offres Triple Play. Donc, forcément, il est plus dur de se battre. Et comme Apple doit ménager le consommateur ET les majors, mettre en place des partenariats s’avère beaucoup, beaucoup plus compliqué. Et ça se complique encore avec les séries télé et le cinéma, avec la régionalisation, etc. Alors, oui, peut-être que ça facilitera les choses aux US, mais en France, j’ai un doute. Je sais, Lionel parlait pas de la France, mais j’extrapole.

Heureusement que l’information est bien diffusée grace à Forbes. Malheureusement, dommage que MB oublie son sens critique, juste parce qu’il y marqué “forbes.com” dans l’URL.

La phrase du jour

“Je veux que Fiat devienne l’Apple des automobiles, et la 500 sera notre iPod”

Sergio Marchionne, Fiat.

L’iPhone et l’entreprise : qui gagnera, IT ou Apple ?

Allez, zou, y’a pas de raison que je vous donne pas un peu de lecture à propos de l’iPhone, qui sort en ce moment-même sur tout le territoire américain.

En fait, je me suis un peu intéressé à l’iPhone, du côté de l’entreprise. Et côté entreprise, les attaques sont sévères contre le dernier joujou d’Apple. Par exemple dans cette article de eWeek, qui indique que l’iPhone n’a ni sécurité, ni importance.

Ce qui agace les (soi-disant) spécialistes de l’informatique d’entreprise (IT), c’est qu’Apple n’a rien dit des fonctionnalités sur la sécurité de l’iPhone. En particulier, si on peut effacer les données de l’appareil à distance, si elles sont cryptées, etc. Tout plein de fonctions qu’on trouve sur les BlackBerry et autres téléphones compatibles ActiveSync (made in Microsoft, of course).

Comme si leur avis importait vraiment à Apple.

En fait, ce que ces gens ne comprennent pas, c’est qu’Apple n’a pas pour objectif de fournir un téléphone sympa pour les services informatiques. De leur faire plaisir.

Le but d’Apple, c’est de changer le regard du public sur le téléphone portable. C’est de faire un iPod, avec des fonctions de téléphonie. C’est un objet hype et branché. Ses utilisateurs se moquent d’ActiveSync, ils veulent un vrai iPod vidéo, doté d’une interface élégante. Ce que ne sait pas faire un RAZR, dont tout le monde a vanté les qualités esthétiques, mais qui se fait assassiner côté interface.

Les gens travaillant dans la sécurité informatique oublient également un truc (en fait pas tant que ça, c’est décrit en fin de l’article). Les services informatiques dans les entreprises sont certes très puissants, et ce pour une bonne raison : ils ont entre leurs mains les outils de travail de la plupart des entreprises actuelles. Mais ces outils doivent être mis à la disposition des employés.

Ou alors, certains employés un peu particuliers peuvent les faire rapidement changer d’avis.

Genre, ceux qu’on appelle CEO, ou PDG. Ceux-là, curieusement, quand ils demandent quelque chose, on dit “Oui Monsieur, d’accord Monsieur”. Et on ne passe pas trop de temps à expliquer que “oui, mais là, voyez-vous, pour la sécurité…”.

J’ai déjà vécu ce genre de situation dans une grosse boite. Ça m’est arrivé plus d’une fois : on arrive un matin, et le boss vous fait venir dans son bureau et vous dit “je me suis acheté ça ce matin, ça a l’air bien, je veux pouvoir lire mes mails dessus, à dans deux heures”.

On a pas tellement le temps de discuter, en fait. Dans les deux heures qui suivent, les mails doivent arriver. Même s’il faut pour cela inverser le sens de rotation de la Terre.

Que va-t-il se passer pour le lancement de l’iPhone ? Un jour, un big boss va arriver dans l’entreprise, avec son carton sous le bras. Et là, il se foutra de savoir si il est compatible ActiveSync ou pas, il sait pas ce que c’est, il sait juste que l’iPhone, il est beau, il l’a payé 500$ (qui seront de toute façon passés en note de frais, pas con quand même le gars, sinon il serait pas PDG :-) , et qu’il a vu dans la pub qu’il pouvait avoir les mails avec les photos dedans. Et Apple c’est très à la mode. Et c’est le patron, il DOIT frimer face à ses clients et à ses employés. Rappeler qu’il est le boss.

Donc, les équipes informatiques s’adapteront. De gré ou de force, l’iPhone y rentrera. Et tant pis pour Microsoft et ActiveSync, et pour RIM et ses BlackBerry. Et pour les services informatiques, qui devront suivre le mouvement.

Pour en revenir à l’article d’Eweek, une phrase fait froncer les sourcils : Ken Dunalay, analyste (ahem) chez Gartner, explique que dans l’iPhone, si ça se trouve, ce n’est pas Mac OS X qui tourne :

For example, Apple could have gotten the operating system from a third party and just called it OS X, Dulaney said. An example is Java for servers and Java for phones; they’re both called Java but they’re “very different,” Dulaney said. For all we know, Apple could have started from scratch to write the operating system for the iPhone, in spite of calling it Mac OS X. One indication that the operating system of the iPhone and the Mac desktop are sitting on different code bases is their UIs; each is very different from the other.

Traduction : Apple pourrait avoir acheté le système à une autre boite et l’avoir rappelé OS X. Ben voyons. Et tout ça en se basant sur une comparaison foireuse avec Java… Et une autre encore plus impressionante, où il nous explique que comme les interfaces (UI) de l’iPhone et du Mac sont très différents, ben si ça se trouve, c’est pas la même chose dessous. Et en plus, eh, regardez Windows Mobile, ben c’est pas la même chose que Windows Vista.

C’est vrai : y’a même pas de menu Pomme ni de menu Fichier sur l’iPhone. Tout simplement parce qu’ils sont inutilisables sur un PocketPC. L’interface de l’iPhone est conçue pour être utilisée avec deux doigts, pas celle de Mac OS X.

Méfiez-vous, braves gens. Si ça se trouve, même, dans l’iPhone, c’est pas Mac OS X. C’est peut-être Windows Vista déguisé. Ou pire.

Idem pour la gestion de la batterie : “ah ben l’iPhone, il fait deux fois mieux que les autres, c’est pas possible enfin !”. À moins que l’iPhone n’ait quelques idées intéressantes, comme éteindre automatiquement l’écran quand on l’approche de l’oreille ? Hmmmmmm ? Non, Apple n’aurait pas fait ça quand même, ça se saurait.

Mais bon, maintenant que l’iPhone est dispo (ou presque, bouh ouh ouh je suis malheureux), on va voir combien de temps les services informatiques des entreprises vont résister à l’iPhone. Il m’est avis que ça ne va pas être bien long.

L’iPhone et l’entreprise : qui gagnera, IT ou Apple ?

Allez, zou, y’a pas de raison que je vous donne pas un peu de lecture à propos de l’iPhone, qui sort en ce moment-même sur tout le territoire américain.

En fait, je me suis un peu intéressé à l’iPhone, du côté de l’entreprise. Et côté entreprise, les attaques sont sévères contre le dernier joujou d’Apple. Par exemple dans cette article de eWeek, qui indique que l’iPhone n’a ni sécurité, ni importance.

Ce qui agace les (soi-disant) spécialistes de l’informatique d’entreprise (IT), c’est qu’Apple n’a rien dit des fonctionnalités sur la sécurité de l’iPhone. En particulier, si on peut effacer les données de l’appareil à distance, si elles sont cryptées, etc. Tout plein de fonctions qu’on trouve sur les BlackBerry et autres téléphones compatibles ActiveSync (made in Microsoft, of course).

Comme si leur avis importait vraiment à Apple.

En fait, ce que ces gens ne comprennent pas, c’est qu’Apple n’a pas pour objectif de fournir un téléphone sympa pour les services informatiques. De leur faire plaisir.

Le but d’Apple, c’est de changer le regard du public sur le téléphone portable. C’est de faire un iPod, avec des fonctions de téléphonie. C’est un objet hype et branché. Ses utilisateurs se moquent d’ActiveSync, ils veulent un vrai iPod vidéo, doté d’une interface élégante. Ce que ne sait pas faire un RAZR, dont tout le monde a vanté les qualités esthétiques, mais qui se fait assassiner côté interface.

Les gens travaillant dans la sécurité informatique oublient également un truc (en fait pas tant que ça, c’est décrit en fin de l’article). Les services informatiques dans les entreprises sont certes très puissants, et ce pour une bonne raison : ils ont entre leurs mains les outils de travail de la plupart des entreprises actuelles. Mais ces outils doivent être mis à la disposition des employés.

Ou alors, certains employés un peu particuliers peuvent les faire rapidement changer d’avis.

Genre, ceux qu’on appelle CEO, ou PDG. Ceux-là, curieusement, quand ils demandent quelque chose, on dit “Oui Monsieur, d’accord Monsieur”. Et on ne passe pas trop de temps à expliquer que “oui, mais là, voyez-vous, pour la sécurité…”.

J’ai déjà vécu ce genre de situation dans une grosse boite. Ça m’est arrivé plus d’une fois : on arrive un matin, et le boss vous fait venir dans son bureau et vous dit “je me suis acheté ça ce matin, ça a l’air bien, je veux pouvoir lire mes mails dessus, à dans deux heures”.

On a pas tellement le temps de discuter, en fait. Dans les deux heures qui suivent, les mails doivent arriver. Même s’il faut pour cela inverser le sens de rotation de la Terre.

Que va-t-il se passer pour le lancement de l’iPhone ? Un jour, un big boss va arriver dans l’entreprise, avec son carton sous le bras. Et là, il se foutra de savoir si il est compatible ActiveSync ou pas, il sait pas ce que c’est, il sait juste que l’iPhone, il est beau, il l’a payé 500$ (qui seront de toute façon passés en note de frais, pas con quand même le gars, sinon il serait pas PDG :-) , et qu’il a vu dans la pub qu’il pouvait avoir les mails avec les photos dedans. Et Apple c’est très à la mode. Et c’est le patron, il DOIT frimer face à ses clients et à ses employés. Rappeler qu’il est le boss.

Donc, les équipes informatiques s’adapteront. De gré ou de force, l’iPhone y rentrera. Et tant pis pour Microsoft et ActiveSync, et pour RIM et ses BlackBerry. Et pour les services informatiques, qui devront suivre le mouvement.

Pour en revenir à l’article d’Eweek, une phrase fait froncer les sourcils : Ken Dunalay, analyste (ahem) chez Gartner, explique que dans l’iPhone, si ça se trouve, ce n’est pas Mac OS X qui tourne :

For example, Apple could have gotten the operating system from a third party and just called it OS X, Dulaney said. An example is Java for servers and Java for phones; they’re both called Java but they’re “very different,” Dulaney said. For all we know, Apple could have started from scratch to write the operating system for the iPhone, in spite of calling it Mac OS X. One indication that the operating system of the iPhone and the Mac desktop are sitting on different code bases is their UIs; each is very different from the other.

Traduction : Apple pourrait avoir acheté le système à une autre boite et l’avoir rappelé OS X. Ben voyons. Et tout ça en se basant sur une comparaison foireuse avec Java… Et une autre encore plus impressionante, où il nous explique que comme les interfaces (UI) de l’iPhone et du Mac sont très différents, ben si ça se trouve, c’est pas la même chose dessous. Et en plus, eh, regardez Windows Mobile, ben c’est pas la même chose que Windows Vista.

C’est vrai : y’a même pas de menu Pomme ni de menu Fichier sur l’iPhone. Tout simplement parce qu’ils sont inutilisables sur un PocketPC. L’interface de l’iPhone est conçue pour être utilisée avec deux doigts, pas celle de Mac OS X.

Méfiez-vous, braves gens. Si ça se trouve, même, dans l’iPhone, c’est pas Mac OS X. C’est peut-être Windows Vista déguisé. Ou pire.

Idem pour la gestion de la batterie : “ah ben l’iPhone, il fait deux fois mieux que les autres, c’est pas possible enfin !”. À moins que l’iPhone n’ait quelques idées intéressantes, comme éteindre automatiquement l’écran quand on l’approche de l’oreille ? Hmmmmmm ? Non, Apple n’aurait pas fait ça quand même, ça se saurait.

Mais bon, maintenant que l’iPhone est dispo (ou presque, bouh ouh ouh je suis malheureux), on va voir combien de temps les services informatiques des entreprises vont résister à l’iPhone. Il m’est avis que ça ne va pas être bien long.

Le plein de vidéos Apple

Some Cool QuickTime Movies

Plein de vidéos intéressantes (pubs, Keynotes…). Pour faire le plein de QuickTime avant de partir en vacances.