Archives pour la catégorie «Astuces»

Retrouver les configurations VPN perdues après une migration

Si vous utilisez l’assistant Migration de Mac OS X ou que vous effectuez un clone avec Utilitaire de disque de votre ancien Mac vers un nouveau Mac, il se peut (fortement) (en fait ça m’est arrivé à chaque fois) que les configurations de connexion VPN disparaissent… Aie ! Pas d’inquiétude cependant, vous pouvez facilement les retrouver :
- Ouvrez le dossier ~/Bibliothèque/Preferences/ByHost ;
- Cherchez un fichier dont le nom commence par com.apple.networkconnect et dont la date de création ne corresponde pas à la date du jour (peu de chance que ça soit le cas). Un coup de Quick Look devrait vous afficher le contenu du fichier pour vous confirmer que vous avez bien le bon ;
- Le nom de ce fichier est complété par une chaine de caractère assez longue : l’identifiant unique de votre Mac (UUID).
- Le problème, c’est que l’UUID de votre ancien Mac est restée dans le nom de ce fichier, il faut donc trouver le nouveau UUID. Passez en présentation par liste, classez par date de modification, et lancez iTunes : le premier fichier qui apparaît alors dans la liste (com.apple.iTunes) porte le UUID de votre nouveau Mac ;
- Vous savez ce qu’il vous reste à faire : copier ce UUID et le coller à la place du UUID du fichier com.apple.networkconnect…

La modification est prise en compte dès que vous ouvrez la préférence Système Réseau. En revanche, si vous voulez qu’elle soit appliquée au menu VPN dans la barre des menus, il faut tuer le processus SystemUIServer via le Moniteur d’activité ou le Terminal (killall -9 SystemUIServer)

Borne Airport et touche Option

Tiens, un p’tit truc que je connaissais pas : en enfonçant la touche Option dans les réglages de choix de canal de l’utilitaire Airport, on peut accéder à d’autres réglages…

Sans Option :
abs_sans_option

Avec Option :

abs_avec_option1
(Via MacFixit)

Server Admin : afficher les types de partage

L’interface de Server Admin empêche par défaut de visualiser pour chaque type de partage s’il est accessible via les protocoles AFP, SMB, FTP ou NFS. Vous savez juste qu’un point de partage est défini, mais il faut cliquer sur le bouton Options de protocole puis sur chaque onglet pour savoir si le protocole est actif ou non.

Mais il y a plus simple : passez votre curseur au dessus d’un point de partage, puis patientez une seconde : et hop, un “tooltip” apparaît, indiquant les protocoles actifs pour le point de partage.

Une seconde de patience, et vous en saurez plus...

Une seconde de patience, et vous en saurez plus...

Les fichiers d’iWork’ 09 sont TARés (ah ben non)

Avant iWork ‘09, les fichiers Pages, Numbers et Keynote étaient des paquets, c’est à dire des dossiers considérés comme des fichiers par le système. On pouvait alors, avec un Contrôle + Clic / clic droit, accéder au contenu de ce dossier en utilisant Afficher le contenu du paquet. Pratique par exemple pour récupérer une image ou une vidéo dans un fichier Keynote…

Or, dans iWork ‘09, ce n’est plus le cas : les documents sont des fichiers plats, dont le contenu est inaccessible (*). Enfin, pas tout à fait… En réalité, ce sont désormais des archives au format Tar Zip. Pour accéder à leur contenu, il suffit donc de dupliquer le fichier et de changer son extension .pages, .numbers ou .keynote en .tar.zip.
doc_numbers

Attention cependant, ça ne marchera pas dans l’autre sens : une fois le fichier désarchivé, vous ne pourrez plus le ré-archiver pour l’utiliser tel quel, et c’est pour cela que je conseille bien de travailler sur une copie du fichier…

MàJ (oui je sais chérie, je fais aussi des Màj, et je fais ce que je veux, na) : comme le fait remarquer l’affreux Laurent-qui-a-toujours-raison-parce-qu’il-connait-mieux-Unix-que-moi, les fichiers ne sont pas de .tar mais des .zip. Du coup, ça explique pourquoi on ne peut pas reconvertir le fichier : il faut juste compresser le dossier et le renommer en .pages, .numbers ou .keynote.

Bon, on dira que je me mets un 14/20 : “Résultats encourageants, continuez comme ça !”.

(*) On peut quand même revenir au format paquet par défaut dans les préférences de chaque logiciel.

Tiens, un raccourci du Finder…

… que je ne connaissais pas : quelle que soit la fenêtre affichée dans le Finder, si vous enfoncez Commande + Majuscule + Flèche haut, vous sélectionnez l’icône du disque de démarrage sur le Bureau. À condition d’avoir les icônes des disques affichées sur le Bureau.

Bon, maintenant, je vous laisse disserter sur l’utilité de ce raccourci.

Cinquante astuces en stock… Option : le livre bonus !

Il y a quelques années de ça (huit ans si mes souvenirs sont bons), j’avais balancé sur le ton de la rigolade à Alexandre Lenoir (depuis devenu rédac’chef du célèbre et superbe magazine iCreate) : “ah mais tu sais que je pourrais t’écrire un article rien que sur la touche Option !” Manque de bol (ou coup de chance), lui l’a pris sérieusement, ce qui m’a permis de poser pour la première fois mon nom dans un magazine informatique, plus précisément dans un numéro hors série d’Univers Mac, désormais devenu collector.

Presque dix ans plus tard, j’ai décidé de remettre le couvert, mais tout seul… et c’est mon petit cadeau de début d’année (ou de Noël en retard, comme vous le préférez) : un petit livre bonus qui porte uniquement sur la touche magique du Mac, à savoir… la touche Option ! Dans ce dossier, vous trouverez très exactement cinquante astuces exploitant cette touche, de la plus futile à la plus incroyablement utile. Et je parie que vous ne connaîtrez sûrement pas les cinquante… :-)

Cliquez ici pour télécharger ce document PDF de 6,2 Mo, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires sous ce billet ou par e-mail.

Bonne lecture, et bonne découverte des pouvoirs de la touche Option !

Régler les problèmes de permission avec AFP sous Leopard Server

Pour la rentrée, je vous propose un article plus long que la moyenne, et qui aborde les problématiques de gestion des permissions sous AFP. Car sous Mac OS X Server 10.5, j’ai constaté que de nombreux administrateurs (moi y compris, avant de me pencher vraiment sur le sujet il y a quelques mois de cela) ont eu du mal avec le fonctionnement des permissions. Cas classique :

      • Un utilisateur A appartenant à un groupe (appelons-le Travail) crée un fichier Toto.doc.
      • Un administrateur a créé un point de partage “Boulot” sur un serveur AFP sous 10.5. Il lui a attribué les autorisations POSIX suivantes :

    1. Possesseur : lui-même, en lecture/écriture ;
    2. Groupe : Travail, en lecture et écriture ;
    3. Autres : lecture seule
      • L’utilisateur A copie son fichier toto.doc sur le point de partage, via AFP ;
      • L’utilisateur B, appartenant aussi au groupe Travail, essaie de modifier le fichier toto.doc.

Et là… impossible ! Le système lui indique qu’il n’a pas les autorisations suffisantes pour modifier le fichier. Pourtant, en toute logique, le fichier devrait avoir des permissions en lecture/écriture pour les membres du groupe travail… sauf que ce n’est pas le cas, le groupe attribué au fichier ne disposant que de la lecture seule. Comment est-ce possible ? Pourquoi les autorisations sont attribuées de façon incorrecte au fichier ?

On pourrait croire qu’il s’agit d’un bug. Pourtant, le comportement est exactement celui attendu. Le problème est plus insidieux, et la faute en incombe aux… ACLs. Mais l’explication est particulièrement tordue, et pour la comprendre, il faut remonter de quelques années en arrière…

Avant Mac OS X Server 10.2.4

Avant l’arrivée de Jaguar Server dans sa version 10.2.4, le comportement du partage de fichier respectait les autorisations Posix. Cela signifie que les autorisations d’un fichier copié sur un serveur étaient les mêmes que celles du fichier source, c’est à dire que le masque appliqué est identique entre le fichier source et la copie sur le serveur. En pratique, un fichier dont le groupe est en lecture seule sur la machine cliente restera en lecture seule s’il est copié sur le serveur.

Mais cela posait de nombreux problèmes pour les utilisateurs et les administrateurs informatiques, car cela empêchait le transfert des informations entre utilisateurs. Pourquoi ? Parce que le masque appliqué par défaut à tous les fichiers créés sur Mac OS X est 022, ce qui fait qu’un fichier est toujours en lecture/écriture pour son possesseur, mais en lecture seule pour son groupe.

Quand on copie un fichier sur le serveur, c’est ce masque qui est conservé. Si chaque fichier généré sous Mac OS X se voyait attribué un masque en lecture/écriture pour le groupe (002), il n’y aurait aucun souci, le masque étant transféré sur le serveur, et les autorisations seraient alors correctes.

De Mac OS X 10.2.4 à 10.4 : l’héritage des permissions

Comme modifier le comportement de Mac OS X impliquait des soucis de sécurité un peu plus larges, Apple a donc modifié le client et le service AFP en 10.2.4 pour permettre l’héritage des permissions, comme expliqué dans l’article 107623 de la Knowledge Base. Ainsi, un fichier récupère les permissions d’accès du groupe associé au dossier où il est placé. Il suffit de cocher la case Recevoir les autorisations des parents, et hop, on est tranquille.

Autorisations des parents

C’est ce que l’on attend en fait la plupart du temps, et c’était d’ailleurs le comportement de ce bon vieil AppleShare IP ou du partage de fichiers personnel sous Mac OS 9. Et finalement, ça marchait très bien. Sauf qu’une des grosses nouveautés de Mac OS X Server 10.4 allait imposer un nouveau changement, très attendu mais assez pernicieux.

Mac OS X Server 10.4 : bienvenue aux ACL !
Les ACL (Access Control Lists, appelées aussi listes de contrôle d’accès ou LCA) ont apporté une grande souplesse d’utilisation dans la gestion des permissions. Cependant, sous Mac OS X Server 10.4, il faut explicitement activer les ACL pour chaque volume.

Si les ACL ne sont pas actives, les permissions d’un partage peuvent toujours être attribuées façon POSIX ou via l’héritage des permissions. Mais si elles sont actives, l’héritage ne fonctionne plus, d’ailleurs la case ad hoc est désactivée. Et devinez quoi ? Dans ce cas, c’est l’attribution des autorisations façon POSIX qui prend le relais par défaut ! Il faut alors éventuellement rajouter des autorisations via des ACL pour que les différents utilisateurs puissent modifier le fichier.

Mac OS X Server 10.5 : ACL obligatoires

Après toute cette description, vous comprendrez peut-être ce qui se passe sous Mac OS X Server 10.5 : les ACL sont systématiquement actives par défaut et ne peuvent pas être désactivées (il n’y a aucune case qui le permette dans Server Admin ou ailleurs). Ce qui implique que par défaut, c’est toujours le comportement POSIX qui prime. Et du coup, il est relativement simple de corriger le souci et permettre à nos deux utilisateurs de s’échanger leurs fichiers : il suffit de rajouter le groupe en lecture/écriture… sous forme d’entrée dans les ACL. C’est à dire, dans Server Admin, de glisser le groupe Travail dans la ligne LCA, et non pas la ligne Groupe en POSIX, et lui attribuer les autorisations en lecture/écriture.

Autorisations sous 10.5

Mais pourquoi tant de confusion ? D’abord, l’interface de Server Admin a souffert durant quelques versions d’un oubli gênant : jusqu’à Mac OS X Server 10.5.2 inclus, la case d’héritage des permissions du parent était toujours visible dans l’interface graphique, quand bien même elle n’avait aucun effet. Cela a été corrigé en 10.5.3, les options d’héritage ayant disparu :

Depuis Mac OS X Server 10.5.3, l\'option d\'héritage des permissions a disparu
La faute aussi à la documentation de Mac OS X Server, qui manque probablement de clarté quand à la différence entre la gestion POSIX et les ACL, et leur influence sur un modèle de partage de fichiers assez courant. Une grande partie des problèmes vient également du masque par défaut appliqué aux fichiers sous Mac OS X : si chaque groupe avait par défaut l’accès en lecture et écriture sur tout nouveau fichier généré, on aurait beaucoup moins de soucis…

Enfin, une partie de ce comportement vient de la difficulté à concevoir un modèle où la sécurité, les origines UNIX de Mac OS X et les besoins des utilisateurs d’un système graphique puissent coexister paisiblement. Et finalement, quand on comprend le fonctionnement de Mac OS X, on comprend aussi que l’héritage des permissions était un patch qu’il était nécessaire de supprimer, les ACL étant gérées au niveau du noyau de Mac OS X et non pas du seul client AFP.

Vous savez donc désormais comment agir : ne vous occupez plus spécialement des autorisations POSIX, et concentrez-vous sur les ACL. Vous pourrez ainsi gérer vos autorisations du partage de fichiers plus efficacement et de façon bien plus souple. Au passage, lisez la documentation de Mac OS X Server 10.5, en particulier celle-ci (PDF, 1,4 Mo).

N.B. : ceux qui ont installé leur serveur 10.5 en mode standard (et non pas avancé) n’ont même pas souffert de ce problème. Pourquoi ? Parce que dans l’interface des Préférences Serveur, la notion de POSIX n’est pas représentée : en réalité, tout est géré via les ACL…

N.B.2 : une autre solution aurait pu consister à modifier le masque global appliqué aux fichiers, mais il faut le faire aussi sur chaque poste client… Voir ce document pour la méthode.

Astuce : déplier toute la fenêtre d’infos en un clic

Savez-vous comment passer en un seul clic de ça :

à ça :

Et vice-versa ?

Facile : cliquez sur un des triangles de déploiement/repliement et enfoncez la touche Option en même temps.

Et hop, c’est ça l’informagique.

Activer toutes les autorisations de Remote Desktop en un clic

Pas forcément très connue, comme astuce, alors je vous la livre : quand vous voyez cette jolie fenêtre apparaître lorsque vous cochez la case Gestion à distance de la préférence système Partage

… pensez à enfoncer la touche Option tout en cochant n’importe quelle case… Et zou, toutes les cases se cochent ! Evidemment ça marche aussi pour décocher.

Partager le fax avec Mac OS X Server

Mac OS X Server ne permet pas de partager un modem-fax qui serait connecté dessus, la case à cocher étant indisponible dans la préférence système Imprimante & Fax.

Pourtant, il existe une parade pour rendre votre serveur schizophrène et lui faire croire qu’il est un simple OS X client (du moins, dans son interface graphique).

Déplacez ou renommez le fichier /System/Library/CoreService/ServerVersion.plist, puis fermez la session utilisateur : la fenêtre d’ouverture de session affichera Mac OS X à la place de Mac OS X Server. Si vous ouvrez la session, vous serez dans Mac OS X version client… et la fameuse case de partage du fax sera disponible !

Ensuite, remettez le fichier précédent à sa place, fermez la session… Le réglage persistera après redémarrage.