Archives pour la catégorie «Divers»

Pour Sony, copier ses propres CD pour soi, c’est voler

Incroyable aveu d’une avocate de Sony BMG : recopier le contenu d’un CD qu’on a acheté, c’est du vol.

Balayé le droit à la copie privée : dans le merveilleux monde de Sony BMG, il faudra payer son morceau dès qu’on veut le recopier sur son baladeur MP3, sur un autre ordinateur perso, etc.

Pourquoi est-ce que le mot “vache à lait” continue de résonner dans ma tête après avoir lu ça ?

(Via Daring Fireball)

Da Apple Code

“Un Apple Store sous le Louvre, avec un escalier de verre, ça n’existe pas, ça n’existe pas…” Et pourquoi pas ?

Pour SVM Mac, l’idée semble en tout cas surréaliste. Il faut croire que l’information fumeuse, qui provient du site américain Hardmac, a de quoi faire sourire. C’est vrai, ils ont toujours de drôles d’idées ces ricains.

Sauf que… si on regarde bien le titre dans la fenêtre de hardmac.com, on voit un petit détail qui a semble-t-il son importance. En plus, le nom du rédacteur de l’actualité me dit vaguement quelque chose…

Bon, avouez que là, j’ai quand même le droit d’être amusé non ? :-)

Edit : l’article a été supprimé. Bah, c’est plus rapide que de faire amende honorable.

MB soutient Forbes, qui s’en prend à Steve Jobs

Tiens, la petite polémique du matin est arrivée, grâce à une niouze de Lionel qui, citant Forbes, déclare que l’Apple TV est un iFlop.

Allez, commentons, parce que là, il y a à dire. Et autant sur Forbes que sur MacBidouille.

Je vais d’abord revenir sur l’article original de Forbes. Car contrairement à ce que dit Lionel, il est tout, sauf argumenté. C’est même assez pitoyable, en fait, de la part d’un journal soi-disant sérieux.

Commençons par le début : les chiffres. 250 000 unités vendues : c’est donc un flop. Mais flop par rapport à quoi ? Par rapport aux ventes de quels produits ? Et surtout, par rapport à quels objectifs annoncés par Apple ? Facile : il n’y en a jamais eu aucun. Steve Jobs l’a toujours dit : l’AppleTV est un hobby, et contrairement à ce que dit Lionel, ce n’est pas une nouvelle stratégie suite aux méventes du produit : c’est ce qui était annoncé par Jobs dès le début. Apple n’a jamais considéré qu’il s’agissait d’un produit aux ventes critiques : éventuellement, un “quatrième pied” pour Apple, mais les trois premiers ont clairement été cités comme le Mac, l’iPod et l’iPhone. Donc, dire que le produit est un flop, alors qu’on ne sait même pas ce qu’Apple pensait en vendre, c’est juste ridicule. Mais bon, ce n’est pas la première fois qu’un analyste dit n’importe quoi, sans étayer ses propos.

Ensuite, l’origine du chiffre. D’où vient-il ? Mystère, aucune source claire n’étant indiquée. Mais c’est bien moins bon que l’iPhone, donc les ventes sont mauvaises. C’est amusant : moi j’aurais plutôt comparé les ventes de l’AppleTV à un produit similaire, genre un système de diffusion de vidéo en ligne concurrent, mais pas au téléphone d’un autre concurrent. Est-ce qu’on compare les ventes des souris Microsoft pour dire si les ventes de XBox sont mauvaises ? Bien sûr que non, mais curieusement, dans le cas d’Apple, on peut se permettre de faire du bruit avec du vent.

Ce sont les mêmes gens qui estimaient qu’en juin, Apple espérait vendre 1 million d’iPhones en un week-end et qui étaient surprises de voir qu’il n’y en avait *que* 270 000 en deux jours (plus exactement, en 30h), alors que le seul objectif annoncé était “10 millions fin 2008″. Ou encore, toujours pour l’iPhone, qu’il était impossible pour Apple d’atteindre justement cet objectif puisqu’il ne s’était vendu qu’un million d’iPhones en 3 mois… tout en oubliant au passage que le produit n’est pas encore vendu en dehors des USA, ou que les ventes peuvent s’accélérer sur la période de vie d’un produit (c’est ce qui s’est produit, au hasard, pour l’iPod).

Autre argument massue de Forbes : “Apple n’a pas donné les chiffres de vente de l’AppleTV, DONC ils sont mauvais”. Ils ont juste oublié deux petits détails : Apple ne donne jamais les ventes par catégorie de produit durant ses résultats financiers, et les ventes de l’AppleTV sont comptées par Apple comme un abonnement, donc à comptabiliser sur une période plus longue.

Ce qui est assez rigolo, c’est que l’AppleTV est comparé à différents concurrents, dont *aucun* n’offre réellement d’avantage au consommateur (DRM ultra-poussées entre autres),

“Apple a raté le coche de la vidéo en ligne et de YouTube, et aurait du le proposer dès le départ”. Mouais. Sauf que c’est oublier quelques détails techniques pas forcément très agréables : la compression imposée par YouTube rend les vidéos absolument dégueulasses à regarder sur la télé, et l’utilisation d’un lecteur basé sur Flash rend l’objet bien plus compliqué à utiliser avec une télécommande comme l’Apple Remote, car, voyez-vous, les contrôles en Flash n’ont rien de commun à ceux de Mac OS X, et qu’en plus, Flash est un monstre consommateur de CPU (il suffit d’ouvrir deux ou trois pages en Flash avec Safari pour s’en rendre compte) et particulièrement plantogène (les crashs de Flash sont légion). Pour un produit grand public, cela aurait particulièrement compliqué les choses.

Encore un point étonnant : Forbes compare l’AppleTV à d’autres produits, comme TiVo (qui a pourtant démarré il y a bien plus longtemps qu’AppleTV…), ou la XBox360. Des produits qui se sont vendus certes par millions, mais qui ont en commun d’être particulièrement déficitaires. Disons que dans le cas de la XBox360, si elle avait été vendue par une autre boite que Microsoft (soutenue par la pompe à fric que représentent les ventes d’Office et Windows), la société aurait été en banqueroute depuis longtemps. Quand au succès des ventes de TiVo, il ne masque pas des pertes importantes… référencées par Forbes itself. Plus de 70M de $ de pertes en 5 trimestres, ça c’est un succès… Mieux vaut donc vendre un produit à perte, que vendre moins mais à profit, même faible : c’est ce qu’il semble ressortir de la non-analyse de Forbes.

(Détail amusant : dans l’article, l’AppleTV est référencé quatre fois comme iTV, ce qui a toujours été son nom de code avant d’être officiellement nommé AppleTV. À croire que l’article a été écrit il y a presque un an…)

Bref : l’article de Forbes est rempli de mauvaise foi, n’est absolument pas factuel, et veut faire croire que la tête d’Apple est sous l’eau, alors que les autres gisent déjà au fond de la rivière.

Maintenant, j’aurais jamais jeté un oeil sur cet article de Forbes si Macbidouille n’en avait pas parlé. J’avais déjà noté le manque d’esprit critique de Lionel lors de sa précédente actu sur les ventes de l’AppleTV, je vois que ça ne change pas. Reprenons…

“Forbes a depuis un moment la dent très dure face à Apple et à Steve Jobs, n’hésitant pas à fustiger aussi bien la société que son emblématique dirigeant.”

Donc, ils ont une dent contre Apple, et on va devoir s’attendre à un article non-engagé, parfaitement neutre ? Hmmmmmm…

“Cette fois-ci, ils s’en prennent à l’Apple TV qu’ils appellent iFlop. Le chapeau de l’article, “Steve Jobs a essayé de concevoir — et de diriger — le futur de la télévision. Voici comment il a échoué.”

Ah oui, c’est logique. Apple a d’ailleurs poussé à mort l’AppleTV, a mis des pubs partout pour le vendre, a placardé sa photo sur l’Arc de Triomphe, a déterminé que c’était LE produit de l’année qui allait se vendre à la pelle, et après quatre mois de mise en vente, n’a pas réussi à faire en sorte que le monde entier utilise un AppleTV. Donc, c’est un échec. Vraiment imparable.

Rappel : il a fallu trois trimestres à l’iPod pour atteindre les 250 000 unités vendues. On connait le flop qu’ils ont ensuite fait.

“L’argumentaire reste censé et construit, comme on peut l’attendre de Forbes.”

Voir plus haut pour le côté construit et censé. J’ai vu des articles de Voici mieux argumentés.

“L’Apple TV n’a pas été le succès escompté par Apple, et est passé d’un magnifique produit à un hobby.”

Il faut savoir faire la différence entre le discours marketing et la réalité économique. Or, ici, on veut tout mettre dans le même panier. L’AppleTV EST un hobby pour Apple car cela ne représente pas un produit critique pour l’avenir. MAIS c’est un magnifique produit, car on veut le vendre quand même. C’est un magnifique produit : s’il se vend, tant mieux, s’il ne se vend pas *énormément*, ce n’est pas critique. On ne parle pas de la PS3, là. Et j’imagine mal Jobs monter sur scène en disant “voici notre nouveau produit, il est pourri, ne l’achetez pas, de toute façon c’est un hobby”.

“Forbes semble surtout en vouloir à Apple de ne pas avoir voulu répondre à leur question sur le sujet.”

Bon, alors, faut se mettre d’accord : soit l’article est sensé et s’appuie sur des faits réels, auquel cas il n’y a pas besoin de justifier son existence, soit Forbes a une dent contre Apple et on le sait, ce qui permet de mettre en doute automatiquement l’argumentation et d’en voir les failles.

“Dans les faits, l’Apple TV est un produit très sympa, mais qui manque cruellement de vie propre. Il ne tiendrait qu’à Apple de le rendre plus attrayant en lui donnant par exemple la capacité d’acheter de la musique de manière autonome ou de devenir tout simplement un ordinateur “de télévision” avec un clavier et une souris.”

Marrant, j’ai ça depuis quelques mois sur ma télé, et ça marche parfaitement : ça s’appelle un Mac mini. Si si, je vous assure. Alors, certes, c’est moins plug’n'play, et un peu plus cher, mais ça marche nickel, et c’est BEAUCOUP plus agréable à utiliser que bien des solutions d’enregistrement numérique (j’ai testé les platines Kiss, plus jamais ça !).

Plus sérieusement, l’AppleTV n’a pas pour vocation d’être un ordinateur individuel. C’est un complément de l’ordinateur, comme les Windows Media Extender dont la XBox 360 est le représentant le plus courant. Le but est de faire entrer iTunes dans le salon, mais pas de remplacer la vente du Mac.

“Il manque aussi bien entendu des contenus à acheter, et la situation va encore se dégrader avec le retrait de NBC.”

C’est vrai : nous allons regretter énormément que NBC veuille nous fourguer des lots de 3 épisodes, avec 2 épisodes d’une série pourrie pour un épisode d’une série valable. Car si Apple a refusé, c’était surtout à cause de ce “détail”. Apple est trop cruelle de penser au bien-être du consommateur au lieu de laisser les majors décider de nous vendre le divertissement en paquets.

Ou alors, peut-être que NBC va revenir en rampant en se rendant compte que finalement, la vente en ligne avec Amazon, ben ça marche pas si bien que ça, parce qu’une fois de plus leurs conditions seront trop restrictives. Bon, de toute façon, on ne le saura jamais, puisqu’une fois de plus, les DRM utilisées seront sûrement basées sur WMP, donc, ça sera mort pour les Mac.

Tiens, au passage, pourquoi à votre avis iTunes s’est imposé sur le marché ? Parce que c’était le système de vente de morceau en ligne le plus souple pour le consommateur. Les majors ont laissé Apple faire en se disant “bah si ça se casse la gueule, c’est pas grave, ça touchera que les Mac et Apple”, elles ont vu au final que ah ben mince alors, ça marche super fort, et au final, quelle est la réaction ? “Il faut augmenter les tarifs, POGNON POGNON POGNOOOOOOOOOON !”.

Voilà comment on peut redonner de l’attrait à BitTorrent.

“Mais peut-être que la mise en place de location de films (en 720p ce serait mieux) va relancer l’intérêt vacillant de ce produit.”

Si ce point est tout à fait valide, c’est aussi oublier que l’AppleTV se situe sur un marché particulièrement occupé, et encore plus spécifique en France, à cause de la concurrence des offres Triple Play. Donc, forcément, il est plus dur de se battre. Et comme Apple doit ménager le consommateur ET les majors, mettre en place des partenariats s’avère beaucoup, beaucoup plus compliqué. Et ça se complique encore avec les séries télé et le cinéma, avec la régionalisation, etc. Alors, oui, peut-être que ça facilitera les choses aux US, mais en France, j’ai un doute. Je sais, Lionel parlait pas de la France, mais j’extrapole.

Heureusement que l’information est bien diffusée grace à Forbes. Malheureusement, dommage que MB oublie son sens critique, juste parce qu’il y marqué “forbes.com” dans l’URL.

MB soutient Forbes, qui s’en prend à Steve Jobs

Tiens, la petite polémique du matin est arrivée, grâce à une niouze de Lionel qui, citant Forbes, déclare que l’Apple TV est un iFlop.

Allez, commentons, parce que là, il y a à dire. Et autant sur Forbes que sur MacBidouille.

Je vais d’abord revenir sur l’article original de Forbes. Car contrairement à ce que dit Lionel, il est tout, sauf argumenté. C’est même assez pitoyable, en fait, de la part d’un journal soi-disant sérieux.

Commençons par le début : les chiffres. 250 000 unités vendues : c’est donc un flop. Mais flop par rapport à quoi ? Par rapport aux ventes de quels produits ? Et surtout, par rapport à quels objectifs annoncés par Apple ? Facile : il n’y en a jamais eu aucun. Steve Jobs l’a toujours dit : l’AppleTV est un hobby, et contrairement à ce que dit Lionel, ce n’est pas une nouvelle stratégie suite aux méventes du produit : c’est ce qui était annoncé par Jobs dès le début. Apple n’a jamais considéré qu’il s’agissait d’un produit aux ventes critiques : éventuellement, un “quatrième pied” pour Apple, mais les trois premiers ont clairement été cités comme le Mac, l’iPod et l’iPhone. Donc, dire que le produit est un flop, alors qu’on ne sait même pas ce qu’Apple pensait en vendre, c’est juste ridicule. Mais bon, ce n’est pas la première fois qu’un analyste dit n’importe quoi, sans étayer ses propos.

Ensuite, l’origine du chiffre. D’où vient-il ? Mystère, aucune source claire n’étant indiquée. Mais c’est bien moins bon que l’iPhone, donc les ventes sont mauvaises. C’est amusant : moi j’aurais plutôt comparé les ventes de l’AppleTV à un produit similaire, genre un système de diffusion de vidéo en ligne concurrent, mais pas au téléphone d’un autre concurrent. Est-ce qu’on compare les ventes des souris Microsoft pour dire si les ventes de XBox sont mauvaises ? Bien sûr que non, mais curieusement, dans le cas d’Apple, on peut se permettre de faire du bruit avec du vent.

Ce sont les mêmes gens qui estimaient qu’en juin, Apple espérait vendre 1 million d’iPhones en un week-end et qui étaient surprises de voir qu’il n’y en avait *que* 270 000 en deux jours (plus exactement, en 30h), alors que le seul objectif annoncé était “10 millions fin 2008″. Ou encore, toujours pour l’iPhone, qu’il était impossible pour Apple d’atteindre justement cet objectif puisqu’il ne s’était vendu qu’un million d’iPhones en 3 mois… tout en oubliant au passage que le produit n’est pas encore vendu en dehors des USA, ou que les ventes peuvent s’accélérer sur la période de vie d’un produit (c’est ce qui s’est produit, au hasard, pour l’iPod).

Autre argument massue de Forbes : “Apple n’a pas donné les chiffres de vente de l’AppleTV, DONC ils sont mauvais”. Ils ont juste oublié deux petits détails : Apple ne donne jamais les ventes par catégorie de produit durant ses résultats financiers, et les ventes de l’AppleTV sont comptées par Apple comme un abonnement, donc à comptabiliser sur une période plus longue.

Ce qui est assez rigolo, c’est que l’AppleTV est comparé à différents concurrents, dont *aucun* n’offre réellement d’avantage au consommateur (DRM ultra-poussées entre autres),

“Apple a raté le coche de la vidéo en ligne et de YouTube, et aurait du le proposer dès le départ”. Mouais. Sauf que c’est oublier quelques détails techniques pas forcément très agréables : la compression imposée par YouTube rend les vidéos absolument dégueulasses à regarder sur la télé, et l’utilisation d’un lecteur basé sur Flash rend l’objet bien plus compliqué à utiliser avec une télécommande comme l’Apple Remote, car, voyez-vous, les contrôles en Flash n’ont rien de commun à ceux de Mac OS X, et qu’en plus, Flash est un monstre consommateur de CPU (il suffit d’ouvrir deux ou trois pages en Flash avec Safari pour s’en rendre compte) et particulièrement plantogène (les crashs de Flash sont légion). Pour un produit grand public, cela aurait particulièrement compliqué les choses.

Encore un point étonnant : Forbes compare l’AppleTV à d’autres produits, comme TiVo (qui a pourtant démarré il y a bien plus longtemps qu’AppleTV…), ou la XBox360. Des produits qui se sont vendus certes par millions, mais qui ont en commun d’être particulièrement déficitaires. Disons que dans le cas de la XBox360, si elle avait été vendue par une autre boite que Microsoft (soutenue par la pompe à fric que représentent les ventes d’Office et Windows), la société aurait été en banqueroute depuis longtemps. Quand au succès des ventes de TiVo, il ne masque pas des pertes importantes… référencées par Forbes itself. Plus de 70M de $ de pertes en 5 trimestres, ça c’est un succès… Mieux vaut donc vendre un produit à perte, que vendre moins mais à profit, même faible : c’est ce qu’il semble ressortir de la non-analyse de Forbes.

(Détail amusant : dans l’article, l’AppleTV est référencé quatre fois comme iTV, ce qui a toujours été son nom de code avant d’être officiellement nommé AppleTV. À croire que l’article a été écrit il y a presque un an…)

Bref : l’article de Forbes est rempli de mauvaise foi, n’est absolument pas factuel, et veut faire croire que la tête d’Apple est sous l’eau, alors que les autres gisent déjà au fond de la rivière.

Maintenant, j’aurais jamais jeté un oeil sur cet article de Forbes si Macbidouille n’en avait pas parlé. J’avais déjà noté le manque d’esprit critique de Lionel lors de sa précédente actu sur les ventes de l’AppleTV, je vois que ça ne change pas. Reprenons…

“Forbes a depuis un moment la dent très dure face à Apple et à Steve Jobs, n’hésitant pas à fustiger aussi bien la société que son emblématique dirigeant.”

Donc, ils ont une dent contre Apple, et on va devoir s’attendre à un article non-engagé, parfaitement neutre ? Hmmmmmm…

“Cette fois-ci, ils s’en prennent à l’Apple TV qu’ils appellent iFlop. Le chapeau de l’article, “Steve Jobs a essayé de concevoir — et de diriger — le futur de la télévision. Voici comment il a échoué.”

Ah oui, c’est logique. Apple a d’ailleurs poussé à mort l’AppleTV, a mis des pubs partout pour le vendre, a placardé sa photo sur l’Arc de Triomphe, a déterminé que c’était LE produit de l’année qui allait se vendre à la pelle, et après quatre mois de mise en vente, n’a pas réussi à faire en sorte que le monde entier utilise un AppleTV. Donc, c’est un échec. Vraiment imparable.

Rappel : il a fallu trois trimestres à l’iPod pour atteindre les 250 000 unités vendues. On connait le flop qu’ils ont ensuite fait.

“L’argumentaire reste censé et construit, comme on peut l’attendre de Forbes.”

Voir plus haut pour le côté construit et censé. J’ai vu des articles de Voici mieux argumentés.

“L’Apple TV n’a pas été le succès escompté par Apple, et est passé d’un magnifique produit à un hobby.”

Il faut savoir faire la différence entre le discours marketing et la réalité économique. Or, ici, on veut tout mettre dans le même panier. L’AppleTV EST un hobby pour Apple car cela ne représente pas un produit critique pour l’avenir. MAIS c’est un magnifique produit, car on veut le vendre quand même. C’est un magnifique produit : s’il se vend, tant mieux, s’il ne se vend pas *énormément*, ce n’est pas critique. On ne parle pas de la PS3, là. Et j’imagine mal Jobs monter sur scène en disant “voici notre nouveau produit, il est pourri, ne l’achetez pas, de toute façon c’est un hobby”.

“Forbes semble surtout en vouloir à Apple de ne pas avoir voulu répondre à leur question sur le sujet.”

Bon, alors, faut se mettre d’accord : soit l’article est sensé et s’appuie sur des faits réels, auquel cas il n’y a pas besoin de justifier son existence, soit Forbes a une dent contre Apple et on le sait, ce qui permet de mettre en doute automatiquement l’argumentation et d’en voir les failles.

“Dans les faits, l’Apple TV est un produit très sympa, mais qui manque cruellement de vie propre. Il ne tiendrait qu’à Apple de le rendre plus attrayant en lui donnant par exemple la capacité d’acheter de la musique de manière autonome ou de devenir tout simplement un ordinateur “de télévision” avec un clavier et une souris.”

Marrant, j’ai ça depuis quelques mois sur ma télé, et ça marche parfaitement : ça s’appelle un Mac mini. Si si, je vous assure. Alors, certes, c’est moins plug’n'play, et un peu plus cher, mais ça marche nickel, et c’est BEAUCOUP plus agréable à utiliser que bien des solutions d’enregistrement numérique (j’ai testé les platines Kiss, plus jamais ça !).

Plus sérieusement, l’AppleTV n’a pas pour vocation d’être un ordinateur individuel. C’est un complément de l’ordinateur, comme les Windows Media Extender dont la XBox 360 est le représentant le plus courant. Le but est de faire entrer iTunes dans le salon, mais pas de remplacer la vente du Mac.

“Il manque aussi bien entendu des contenus à acheter, et la situation va encore se dégrader avec le retrait de NBC.”

C’est vrai : nous allons regretter énormément que NBC veuille nous fourguer des lots de 3 épisodes, avec 2 épisodes d’une série pourrie pour un épisode d’une série valable. Car si Apple a refusé, c’était surtout à cause de ce “détail”. Apple est trop cruelle de penser au bien-être du consommateur au lieu de laisser les majors décider de nous vendre le divertissement en paquets.

Ou alors, peut-être que NBC va revenir en rampant en se rendant compte que finalement, la vente en ligne avec Amazon, ben ça marche pas si bien que ça, parce qu’une fois de plus leurs conditions seront trop restrictives. Bon, de toute façon, on ne le saura jamais, puisqu’une fois de plus, les DRM utilisées seront sûrement basées sur WMP, donc, ça sera mort pour les Mac.

Tiens, au passage, pourquoi à votre avis iTunes s’est imposé sur le marché ? Parce que c’était le système de vente de morceau en ligne le plus souple pour le consommateur. Les majors ont laissé Apple faire en se disant “bah si ça se casse la gueule, c’est pas grave, ça touchera que les Mac et Apple”, elles ont vu au final que ah ben mince alors, ça marche super fort, et au final, quelle est la réaction ? “Il faut augmenter les tarifs, POGNON POGNON POGNOOOOOOOOOON !”.

Voilà comment on peut redonner de l’attrait à BitTorrent.

“Mais peut-être que la mise en place de location de films (en 720p ce serait mieux) va relancer l’intérêt vacillant de ce produit.”

Si ce point est tout à fait valide, c’est aussi oublier que l’AppleTV se situe sur un marché particulièrement occupé, et encore plus spécifique en France, à cause de la concurrence des offres Triple Play. Donc, forcément, il est plus dur de se battre. Et comme Apple doit ménager le consommateur ET les majors, mettre en place des partenariats s’avère beaucoup, beaucoup plus compliqué. Et ça se complique encore avec les séries télé et le cinéma, avec la régionalisation, etc. Alors, oui, peut-être que ça facilitera les choses aux US, mais en France, j’ai un doute. Je sais, Lionel parlait pas de la France, mais j’extrapole.

Heureusement que l’information est bien diffusée grace à Forbes. Malheureusement, dommage que MB oublie son sens critique, juste parce qu’il y marqué “forbes.com” dans l’URL.

Disparition de Supernana

Supernana, ça ne vous dit pas grand chose peut-être, et c’est sûrement un peu normal. Mais elle a été un grand personnage de la radio, d’abord en participant à Carbone 14, puis par sa tout autant mythique émission sur Skyrock (à l’époque où cette radio était encore écoutable).

Elle animait la tranche de la nuit, et c’était surtout une grosse tranche de rigolade : les invités étaient nombreux (le prince de Hénin, Laurent Petitguillaume, le patron de la station Pierre Bellanger et bien d’autres y passaient une bonne partie de leur nuit) , elle aimait faire découvrir des groupes improbables, elle était provoc, mais jamais inutilement.

Je l’ai découverte en 1993, durant mon année de terminale, et même si c’était parfois dur de se lever à 7 heures du mat’ après avoir passé une grosse partie de la nuit à l’écouter (*), c’était très souvent de très grands moments de radio (il faudra d’ailleurs que je pense un jour à numériser ces cassettes qui restent dans mes tiroirs…).

Après son licenciement de Skyrock, sa carrière n’a malheureusement pas vraiment suivi. Elle est partie, emportée par la maladie, mais je voulais la remercier pour ces moments d’intense rigolade et d’émotions qu’elle m’a fournis. Et si vous voulez plus la connaitre, allez voir ce site(malheureusement la qualité des enregistrements est vraiment pas top…).

(*) Je viens de me rendre compte que mes parents n’ont jamais été au courant de ces escapades radiophoniques nocturnes… Bah, tant pis, ça m’a pas empêche d’avoir mon bac.

Adieu Univers Mac

Et bien cette fois, c’est fait.

Univers Mac est bel et bien enterré, sans fleurs ni couronnes.

Et ça me fait un petit pincement au coeur, à plusieurs titres.

D’abord, parce que c’est avec Univers Mac que j’ai tout simplement… découvert le Mac. Pensez donc : j’ai vraiment eu mon premier contact avec cette petite machine à la fac de Lyon II, il y a un peu plus de douze ans. Le LC III a été mon premier choc de futur Macounet, une machine qui dégageait de la logique et de l’intelligence, là où le PC de mes parents dégageait des lignes de DOS. J’avais déjà entendu dire que “le Mac c’est plus simple”, et là, j’en avais la preuve.

Après quelques mois sur les bancs de la fac, et surtout dans la salle informatique, je me suis de plus en plus pris au jeu. Si bien qu’un an plus tard, je me lançais vraiment en achetant mon premier numéro de Univers Mac. C’était avec le numéro 51 (décembre 1995). C’était alors une révélation : certes, je ne comprenais pas tout, mais je trouvais tout ce magazine fascinant, avec des rubriques marquantes : Allô UMac Assistance, où Jean-Luc Arnaud prodigait ses conseils, le courrier des lecteurs, qui était un vrai forum de support technique, et surtout… les fiches Quid, du regretté Christian Gulluyan, qui m’a donné une bonne partie de l’envie de faire ce beau métier de technicien Macintosh. Mes premières émotions de modifications d’applications à grands coups de Resedit, entre autres, je les dois à Univers Mac…

Et puis, il y avait ce CD-ROM, toujours plein à craquer de logiciels, que je dévorais, dont j’essayais de comprendre tous les logiciels, parfois avec un regard incompréhensif (”mais ça sert à quoi, ShrinkWrap, bon sang !” : le jour où j’ai compris que ça pouvait m’éviter de graver les quatorze disquettes de la màj 7.5.3 avant de l’installer, j’ai fait une drôle de tronche), mais souvent de façon émerveillée (l’extensions Aaron, quelqu’un ?).

Mais pour beaucoup, le nom d’Univers Mac restera toujours lié à son célébrissime et souvent bouillonant rédac’ chef, Bernard Le Du, parti fonder Vous et Votre Mac il y a quelques années, avec, je pense, l’envie de retrouver la liberté de ton de l’Univers Mac des années 90. Célèbre pour ses coups de coeur, ses coups de gueule, et sa passion sans faille pour le Newton.

Tout ça pour dire que je dois beaucoup à l’Univers Mac de cette époque. C’est grâce aux multiples astuces et conseils glanés dans le magazine que j’ai construit une grande partie de mes connaissances. Même si ces connaissances sont désormais anciennes, elles m’ont aidé aussi à forger ma passion. Ça ne s’oublie pas.

Je dois aussi beaucoup à Univers Mac, car c’est le premier magazine dans lequel j’ai officiellement posé mon empreinte indélébile, au détour du courrier des lecteurs où j’avais eu l’audace de répondre au chef de rubrique, Jean-Luc Arnaud. Audace, car un technicien d’Apple Assistance (l’ancêtre d’AppleCare, je précise pour les plus jeunes) qui sortait de l’ombre pour répondre à un magazine, ça ne s’était encore jamais vu. Ça devait être dans le numéro 82, mais je retrouve pas ce numéro, je sais juste que ça parlait de l’erreur -192 au 18 sous Mac OS 8.1, une erreur assez classique mais non documentée en français. Je garderai toujours un souvenir amusé du mail étonné et enthousiaste que m’avait alors envoyé JLA… :-)

Quelques années plus tard, c’est sous la houlette de l’exceeeeeellent Alexandre Lenoir (parti depuis fonder l’exceeeeeellente version française de iCreate) que je me suis lancé dans l’écriture, à l’occasion d’un hors série de Univers Mac. Un petit pas pour moi, un grand pas pour le Mac (ou le contraire). J’ai depuis participé à bien d’autres magazines, mais c’est une autre histoire. En tout cas, ça a été ma première expérience rédactionnelle dans la presse Mac, qu’ils en soient remerciés.

Univers Mac est donc mort, assassiné par le groupe Tests, qui avait juste voulu faire un magazine Mac comme on fait un magazine PC, en oubliant juste que l’utilisateur de Mac est sûrement plus… exigeant. Le succès de VVM ou iCreate sont là pour le prouver. Et plus encore, le Web a fait une nouvelle victime dans la presse. Heureusement, ce même web récupère aussi certains de ses meilleurs éléments. La roue tourne.

So long, Univers Mac. Et merci pour toutes ces années de lecture passionnée, et passionante, et pour tout ce que tu as donné à de nombreux simples utilisateurs comme je le fus : le premier contact avec l’incroyable monde Apple.

PS : et ça ne m’empêche pas de penser aussi à toute l’équipe actuelle, en leur souhaitant à chacun le meilleur.

En attendant l’iPhone…

… Admirez le ZunePhone.

En attendant l’iPhone…

… Admirez le ZunePhone.

Une photo de Lune

Hop, pour ses fans, une photo de ma fille, Powered by PhotoBooth.

Lune

Et oui, elle adore “faire les photos” avec une webcam…

Pourquoi l’iPhone n’a pas de 3G

Tout simplement parce que, comme le disait Jobs et le démontre le test d’Anandtech, les puces 3G bouffent un max d’énergie. Le pire étant l’autonomie diminuée de moitié quand on ne fait que téléphoner via 3G. Brrrrrr.

(Via Daring Fireball)