ATTENTION ! Suite à la mise à jour Mac OS X 10.2, il se peut que certaines fonctionnalités soient désactivées, en particulier dans la partie Trucs et astuces. Je mettrai cela à jour dans peu de temps.
Imaginez un outil capable de tout faire sur votre ordinateur. Un logiciel qui contiendrait une calculatrice, un calendrier, de multiples logiciels pour manipuler du texte, des outils d'analyse de réseau, capable de transférer des fichiers sur le Net ou même de visualiser des pages Web textuellement, de lancer des programmes ou des AppleScripts, de modifier certains paramètres de votre ordinateur
et d'accéder à votre Mac à distance et d'exécuter ces mêmes opérations à partir d'un autre ordinateur qui ne serait même pas forcément un Mac
Ça surprend, non ? Et pourtant
Le Terminal, c'est exactement ça. Une sorte de barbe de Léonard le Génie dont on peut sortir n'importe quel outil quand on en a besoin.
Le Terminal, donc, n'est rien d'autre qu'une interface d'accès à des logiciels. Mais contrairement à ce que l'on connait sous Mac OS 9, cette interface fonctionne via une ligne de commande, c'est pourquoi l'on parle souvent de CLI (Command Line Interface).
Macounets que nous sommes, nous avons tendance à ne voir dans le Terminal qu'un horrible logiciel dans lequel il faut taper des commandes incompréhensibles par des humains normalement constitués pour réaliser des trucs zarbi, des fois on sait même pas ce que ça fait. Du coup, on a peur. Peur parce qu'on ne sait pas ce que l'on tape, peur des dégats que l'on pourrait causer dans l'OS
Mais finalement, la CLI n'est souvent qu'une autre méthode d'accès à certaines fonctions. C'est à dire que l'on fait avec une ligne de commande ce que l'on fait d'habitude avec notre souris et nos menus. L'avantage de la souris et des menus, de toute l'interface graphique que nous connaissons, est qu'elle repose sur la métaphore du Bureau (les dossiers, les fichiers, la Corbeille nous rappellent notre propre Bureau).Et du coup, cette métaphore nous facilite la compréhension des différentes tâches que nous pouvons gérer.
Mais dans le Terminal, qu'est-ce que l'on peut vraiment trouver comme comparaison avec le monde réel de tous les jours où l'on vit ? Evidemment, le Terminal nous appelle moins (visuellement parlant) que l'interface graphique de Mac OS. Alors, quels sont ses avantages ?
Je répondrai en deux mots : vitesse, modularité et distance. Oui, je sais, ça fait bien plus que 2 mots, mais je fais ce que je veux, non mais.
La vitesse est une notion essentielle du Terminal. Si cliquer sur la souris vous semble rapide, rappelez-vous simplement qu'à chaque fois que vous prenez votre souris, vous perdez du temps. Car malgré tout, on passe plus de temps à taper au clavier qu'à cliquer avec la souris Et un utilisateur de Mac qui travaille vite est un utilisateur de Mac qui connait ses raccourcis et équivalents-clavier.
Par ailleurs, les outils étant TOUS intégrés au Terminal, vous avez une seule interface à apprendre, et cette interface est extrêmement versatile, s'adaptant à toutes les utilisations ou presque.
UNIX, et donc Mac OS X, repose sur un noyau extrêmement compact autour duquel gravitent des centaines d'outils et de logiciels différents. Avec le Terminal, c'est un nouvel univers qui s'ouvre, et vous pouvez adapter le Terminal en fonction de vos besoins et de vos envies. Et il consomme très peu en ressources, ce qui est parfaitement idéal pour
Une des caractéristiques les plus fantastiques d'UNIX réside dans le fait que votre ordinateur peut être exploitable par plusieurs utilisateurs simultanément à distance ! Et ce, même si l'ordinateur que vous utilisez n'est pas un Mac ! En effet, un terminal quelconque peut très bien communiquer avec un autre terminal via un réseau quelconque, même s'il ne tourne pas sur Mac. Et vous pouvez exploiter ensuite les possibilités de votre Mac à distance via la ligne de commande ! Attention, comprenons-nous bien : hors de question de pouvoir lancer Word dans un Terminal distant. Mais vous pourrez très bien modifier des documents, changer la configuration de réseau de votre Mac, le redémarrer Même si vous êtes à des milliers de kilomètres de votre Mac !
Bref, le Terminal est un outil de diagnostic fantastique, un outil de réparation fantastique, un outil à tout faire, je vous dis !
Si je vous dis shell, vous allez penser à ça :
![]()
Bon, ben évidemment, vous avez perdu. Dans le langage UNIX, un shell est également appelé un interpréteur de commande. Le shell est un logiciel qui va interpréter le texte que vous tapez dans le Terminal avant de l'envoyer au système d'exploitation. Le shell est peu évident à comprendre, car il n'a pas réellement d'équivalent dans Mac OS A la limite, le Finder, et encore, de très très très très très très très très très très loin !
Pour que tout soit un peu plus parlant, lancez donc le Terminal via un double-clic sur son icône. Il se trouve dans /Applications/Utilities.

Au lancement du Terminal, un shell vous est attribué par défaut. Il s'agit du tc-shell, appelé également tcsh. Il existe différents types de shells (zsh, bash ), chacun ayant ses particularités. Nous, on va rester avec tcshell, il est déjà très bien et propose des fonctions très intéressantes, comme nous le verrons plus tard.
Tout d'abord, respirez un bon coup. Et ne vous inquiétez pas pour le moment, on ne fera rien qui cassera votre Mac. Si son alim explose au moment pile poil où vous tapez une commande, n'y voyez là que les fruits du hasard et éventuellement une certaine malchance. Evidemment, si votre prénom est Murphy, oubliez tout de suite, et allez plutôt à la pêche.
Après avoir double-cliqué sur l'icône du Terminal, vous voyez s'afficher ceci.
Maintenant, poussez un cri d'horreur.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAARRRRRRRRRRGHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!
Ça va ? Pas eu trop peur ? Eh oui, c'est sûr, c'est pas très beau. Il est vrai qu'une fenêtre de Terminal ne se distingue pas par son physique avenant et par une gamme de couleurs pastel, mais bon Pour le moment, faudra faire avec (à la limite, si les couleurs vous font peur, vous pouvez les modifier via les préférences du logiciel).
En début de ligne, vous allez voir quelque chose comme ça :
Welcome to Darwin!
[localhost:~] guillaum%
Tout d'abord, rassurez-vous : Darwin n'est pas un anthropologue qui va bientôt s'inviter dans votre Mac pour le faire évoluer dare dare, mais le nom du coeur du système constituant Mac OS. La première ligne est donc un petit message d'accueil (dans le genre du "Bienvenue sur Macintosh" au démarrage de votre Mac). Vous rencontrez systématiquement ce message dès que vous ouvrirez une nouvelle session de Terminal. Donc, jusqu'ici, tout est normal.
[localhost:~] désigne l'endroit où vous vous trouvez. Ben oui, quand vous allez lancer une commande, il va souvent falloir au préalable vous placer parfois à un endroit distinct. Mais où êtes-vous exactement en ce moment ? Il faut en réaliter décomposer cette ligne en deux parties : localhost désigne un hôte local, c'est à dire, votre ordinateur. Donc, vous travaillez en ce moment sur votre ordinateur, et ce dernier est désigné par le terme "localhost". Ensuite, les deux points (:) indiquent le début du chemin d'accès du dossier dans lequel vous vous trouvez. Et enfin le signe tilde (~) indique que vous êtes dans votre répertoire par défaut (ou si vous préférez, votre dossier, sur Mac on parle de dossier mais sous UNIX on cause répertoire, je sais, c'est n'importe quoi tout ça). Le répertoire par défaut ? C'est tout simplement le dossier de départ de l'utilisateur. Oh peuchère, vous saviez pas qu'il y a un dossier de départ ? Bon, je m'en vais vous raconter ça dans la page suivante.