Savoir maitriser le clavier

Apprenez pourquoi il y a tant de touches sur votre clavier... Et surtout à vous en servir !

S'il y a bien quelque chose qui laisse perplexe les utilisateurs... C'est bien le clavier ! Pourtant, si la plupart des gens s'en servent pour taper des tonnes de texte sans s'occuper de savoir pourquoi chaque touche s'appelle ainsi, ils ratent des choses fort intéressantes... Démonstration. 

La touche Commande

Notons d'abord que les équivalents-clavier sont trés souvent nommés "raccourcis-clavier". C'est un abus de langage, car raccourci-clavier impliquerait que la commande demandée soit plus rapide si demandée par le clavier, et donc plus lente si activée autrement. Hors, ce n'est pas le cas. Les commandes demandées sont strictement identiques, seule la méthode pour les activer change.

Alors, comment on active un rac... Pardon, un équivalent-clavier ? Il suffit de regarder dans le menu la commande désirée : si un raccourci existe pour cette commande, l'équivalent-clavier est indiqué à côté. Il comportera la touche Commande (surnommée aussi touche Pomme ou Trêfle...), et une ou plusieurs autres touches sur lesquelles appuyer simultanément pour activer la commande. Ainsi, sur le Finder, Commande-N crée un nouveau dossier, Commande-O ouvre un élément... Ces commandes agissent de la même manière si vous allez cliquer dans le menu, cependant, l'avantage de l'équivalent-clavier est qu'il vous évite de revenir à la souris, sélectionner un menu et cliquer sur le menu pour activer la commande.

Le deuxième avantage des équivalents-clavier est qu'ils font partie des fameuses règles d'interface érigées par Apple il y a bien longtemps. Pourquoi ces règles ? Afin que deux applications différentes, qui font appel à la même commande, s'efforcent de définir leurs raccourcis de manière homogène, et ceci pour que les pauvres utilisateurs ne soient pas trop perdus... Ainsi, vous pouvez être sur à 99,99 % que Commande-S correspond à "Sauvegarder", Commande-O à "Ouvrir"... Bien sur, il y a parfois des exceptions, mais elles sont parfois explicables. cela devient plus génant quand aucune explication rationnelle n'existe pour un changement d'équivalent-clavier... Ainsi, la facheuse tendance de Word 5 a-t-elle exaspéré de nombreux utilisateurs, qui ont vu Commande-W (Fermer une fenêtre) changé en Commande-F pour la version française ! Cela ne respecte pas les règles d'interface, qui ne doivent pas être mises à mal pour raison de localisation. On a aussi des cas, plus rares, où un équivalent-clavier possède deux fonctions différentes ! Le plus bel exemple est FileMaker Pro, qui, dans la zone de définition des rubriques, attribue toujours Commande-C pour "Coller" dans le menu Edition, mais qui, en réalité, change le type de rubrique en Calcul ! Pas joli, joli...

Voici un petit récapitulatif des équivalents-clavier les plus courants et les plus standardisés. Essayez de les apprendre rapidement, ils vous aideront à gagner du temps. En particulier, apprenez immédiatement afin d'enregistrer rapidement et sans douleur tous vos documents. Cet équivalent doît être utilisé en moyenne toutes les dix minutes...

Sauvegarder le document en cours Copier
Créer un nouveau document/dossier Couper
Ouvrir un fichier Coller
Fermer une fenêtre Tout sélectionner
Imprimer Annuler

La touche Option

Appelée également Alt ou "casserole", c'est une des touches les plus célèbres du Mac... Et pour cause, car elle donne accés, comme son nom l'indique, à de nouvelles fonctions apparament cachées mais que l'on apprend vite à reconnaître... En premier lieu, c'est la touche que l'on utilise pour copier. En effet, que ce soit dans le Finder, dans ClarisWorks, dans Word, dans Excel... La touche Option permet de copier un objet ou du texte, ou même du son et de la vidéo par Glisser-Déposer. Exemple principal : vous êtes sur le Finder, et vous vouler copier un dossier, ou un fichier vers un autre dossier du même disque... Glissez donc cette élément vers le dossier visé tout en maintenant la touche Option, et relachez le bouton de la souris tout en maintenant appuyé le bouton. Et voilà, vous avez copié votre dossier !


Un petit Glisser-Déposer avec la touche Option... et c'est copié !!!

Dans les programmes de dessin, elle sert souvent à passer de l'outil en cours d'utilisation vers la pipette, permettant de prélever les attributs de couleur d'une image.

La touche Option est aussi la touche favorite des ceusses qui aiment trouver les Easter Eggs dans les applications. Le plus célèbre des Easter Eggs étant surement de cliquer sur "A propos de votre Macintosh" ("A propos de votre ordinateur" depuis Mac OS 7.6, les clones sont passés par là...) tout en maintenant enfoncée la touche Option... Surprise !

Mon conseil ?Si vous le pouvez, essayez de cliquer un peu partout dans les tableaux de bord, dans les boites de dialogue, quand vous utilisez le Glisser-Déposer... Et vous trouverez certainement de nouvelles fonctions intéressantes, ne serait-ce que par ce biais...

La touche Controle

Avant Mac OS 8, l'utilisation de la touche Controle (ctrl) était plutôt marginale, mis à part dans quelques applications. Mais Mac OS 8 a changé la donne en intégrant une fonction venue de OS/2 (le fameux et invendu (invendable ?) système d'exploitation de IBM), reprise par la suite dans Windows 95 (oui, bon, ça va hein !) : les menus contextuels. Leur intérêt ??? Leur contenu varie afin de ne montrer que les fonctions accessibles quand on clique sur un élément. Démonstration par l'exemple :

"Dossier sans titre" peut se voir appliqué les fonctions "Ouvrir", "Placer dans la Corbeille", "Lire les informations", "Famille", "Partager...", "Dupliquer" ou "Créer un alias". Et elles sont toutes disponibles dans le menu contextuel !!!

La Corbeille est plus chiche : "Ouvrir", " "Lire les informations", "Famille" et "Créer un alias"...Mais "Vider la Corbeille..." fait son apparition !!!

(Petite note amusante : Apple a défini que les menus contextuels ne doivent afficher que des éléments activables, et donc jamais d'éléments grisés. CQFD : si vous désactivez l'extension "Apple Guide", le premier choix affiché, Aide, devient grisé ! Je ne ferai pas d'autre commentaire, je pourrais être désobligeant...)

Les menus contextuels sont donc activés en cliquant sur un élément tout en appuyant la touche Controle. Hop ! Surgit un petit menu listant les commandes utilisables. Simple et efficace.

Un des TRES gros avantages des menus contextuels sous Mac OS 8 est de pouvoir utiliser des extensions (plug-ins) qui apportent de nouvelles fonctions. Par ailleurs, toute application qui s'appuie sur les menus contextuels du Système (ce qui n'est pas le cas de ceux de Microsoft Office 98...) peut aussi faire appel aux plug-ins.
Pour ce qui est des plug-ins, vous pouvez trouver ici une description de mes deux favoris : FinderPop et les CMTools. Par ailleurs, le site Control-Click fait une description exhaustive de tous les plug-ins disponibles et distille nombre de conseils fort utiles pour tous ceux qui, comme moi, font un usage immodéré des menus contextuels...

Les touches de fonction

Les touches de fonction sont ces 15 touches numérotées de F1 à F15, placées en haut de tout clavier étendu. Elles nous viennent en fait du côté obscure de la force, là où pour lancer un programme il faut taper C:/SETUP.EXE (ne vous moquez pas, il y en a encore pleins qui le font, et le pire c'est qu'il parait qu'ils aiment ça... Comprends pas)... Chez "eux", les touches F1 à F15 servaient à plein de choses : lancer l'aide, afficher des fonctions cachées, afficher un économiseur d'écran ridicule, afficher une photo de Tabatha Cash à poil, bref, pleins de trucs super... Qu'on fait très bien sur Mac sans ces touches de fonction, mais bon...

On a fini quand même par leur trouver une utilité sur Mac... En standard, elles correspondent à : Annulez pour F1, Couper pour F2, copier pour F3 et Coller pour F4. Mais bon, comme ça existe déjà sous forme d'équivalents-clavier (voir plus haut...), ben on voit pas trop... Allez, si, on a quand même trouvé : vouz pouvez leur attribuer des macro-commandes (macros). Une macro permet d'exécuter un ensemble d'opérations en appuyant une seule touche. Ainsi, vous pouvez très bien décider de mettre tout votre texte en gras, de le faire tourner de 38 degrès après l'avoir passé en rose bonbon avant d'en enregistrer une copie et de l'imprimer en 500000 exemplaires, et faire en sorte que tout celà se déclenche simplement en appuyant sur F1. Sympa hein ? Des applications comme Word ou ClarisWorks permettent d'implémenter des macros, mais uniquement au niveau de l'application, empêchant ainsi toute coopération entre plusieurs applications (enfin, pas tout à fait vrai pour Word, Excel et PowerPoint puisque leurs macros s'appuient sur le langage Visual Basic pour se causer entre elles). En revanche, des produits comme l'excellent KeyQuencer ou le non moins excellent QuickKeys autorisent la création de macros au niveau du système. KeyQuencer est moins cher et moins gourmand en mémoire, et surtout d'une robustesse à toute épreuve. Il est cependant légèrement moins puissant que QuickKeys, qui peut enregistrer vos actions (là où KeyQuencer demande à programmer entièrement la macro) et appliquer de manière très simple un même traitement par lots de fichiers (en batch). KeyQuencer conserve quand même l'avantage du prix...

Depuis Mac OS 9 (en fait, depuis le 8.6 pour les iBook et iMac à CD/DVD avec insertion à fente), le tableau de bord Frappe Clavier permet d'associer une des touches de fonction à un élement à ouvrir (une fenêtre, un AppleScript, une application, un document…). Pour cela, ouvrez simplement le Tableau de bord Frappe Clavier, cliquez sur le bouton Touches de fonctions, et Glissez-Déposez l'élément à lancer sur l'emplacement vide de votre choix. Appuyer sur la touche de fonction correspondante vous permettra de remplacer le double-clic sur cet élement.

Si vous voulez connaitre tous les équivalents-clavier de Mac OS, faites un tour sur ce site...