Le texte qui plante Word 98 !

Eh oui, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, aujourd'hui, sur Gete.Net, vous allez pouvoir découvrir, pour votre bonheur émerveillé, le premier texte capable de faire planter Word 98 simplement en le frappant ! Merci à Guillaume Brocard qui m'a transmis le message…

Je vous sens impatient et frétillant d'excitation, n'attendons plus, voici donc le texte diabolique :

"Ce principe posé, il échet cependant de souligner les excès du défendeur concernant des vulgaires plans, qui sont un secret de polichinelle, et qui n'intéresse strictement personne mise à part leur destinataire."

Voila ! Tapez Entrée, et… Word 98 quitte en affichant une magnifique erreur type 2. En fait, dés le mot "leur", Word peut déclencher l'erreur. Si on désactive le correcteur grammatical, ça passe correctement… Comme j'avais d'autres chats à fouetter (au sens propre et figuré) que de m'occuper de débugger les programmes de Microsoft, je me permets pour la peine de donner la trés belle explication de Fred Mandréa à ce sujet sur fr.comp.sys.mac, explication qui reste la plus fiable à mon humble avis :

J'ai une interprétation (que je ne peux vérifier car j'ai la chance de ne pas avoir Word):

Word envoie la phrase au correcteur grammatical. Celui-ci commence à lire la phrase et bute sur le mot "échet" dont il ignore à quel temps il est conjugué. Comme il ne connaît pas ce verbe (vous le connaissez, vous ?), il envoit un mail au correcteur orthographique en lui disant "Tu connais le mot 'échet' ?".

Le correcteur orthographique ne connaît pas mais, blessé dans son orgueil, il préfère éluder le sujet en disant "Bien sûr mais j'ai horreur qu'on me tutoie et je refuse donc de répondre".

Le grammatical s'énerve et mail-bombe l'orthographique avant de reprendre son boulot en supposant que le mot "échet" n'est qu'une faute de frappe et qu'il faut le supprimer de la phrase. Il cherche alors à comprendre à quel sujet s'appliquent les propositions "qui sont un secret..." et "qui n'intéresse...". Il voit un pluriel dans la première proposition et en déduit qu'il s'agit soit des "excès", soit des "vulgaires plans". Il regarde ensuite la seconde proposition et voit qu'elle utilise le singulier, ce qui signifie pour lui qu'elle a pour sujet "il". Le correcteur se gratte alors la tête pendant un ou deux cycles processeurs puis finit par effacer la phrase complète avant d'envoyer à Word en guise de réponse "pas mal et toi-lamatelas ?".

Seulement, Word n'est pas dupe et il décide d'aller dans le bureau du correcteur grammatical pour lui dire qu'il ne s'appelle pas lamatelas. Pendant ce temps, le correcteur orthographique, qui a finit de vider sa boite avec MailSiphon©®, envoie 12 archives complète de Netscape (méthode brevetée par Jayce) en pièces jointes au correcteur grammatical. Ce dernier, les voyant arriver, se baisse juste à temps pour que Word, qui venait d'entrer dans son bureau, les reçoive en pleine poire.

La suite est claire: Word se rend compte que le paquet ne lui était pas destiné et, ne sachant qu'en faire, les donne à MacOS en disant qu'il y a une erreur d'adresse, ce qui correspond justement à une erreur de type 2, d'où le message d'erreur.

Et c'est comme ça, Monsieur le juge, que tout s'est déroulé.

Fred Mandrea